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Seconde Guerre mondiale - Résistance - France libre

MANHES Henri (1889-1959)

97eme division (1ere ligne)
mercredi 11 janvier 2017.
 

Résistant français

Henri Manhès voit le jour le 9 juin 1889 à Étampes

Décédé à Nice le 24 juin 1959.

Résistant français

Il naît le 9 juin 1889 à Étampes. Il est le fils de Félix Manhès et de Charlotte Pernaux.

Il est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 pour ses actes durant la Grande Guerre.

En 1936, il devient membre du cabinet de Pierre Cot au ministère de l’Air, où il se lie d’amitié avec Jean Moulin.

Résistance et déportation :

En janvier 1941 il favorise, auprès de la sous-préfecture de Grasse (Alpes-Maritimes), l’obtention du faux passeport de Jean Moulin.

Il rejoint à son tour la Résistance en avril 1941 et s’engage dans les Forces françaises libres sous le nom de Frédéric Monceau avec le grade de lieutenant-colonel.

En 1942 et 1943, il est le représentant de Jean Moulin en zone nord. Il prend contact avec Ceux de la Résistance.

Henri Manhès est arrêté par la Gestapo le 3 mars 1943 à Paris. Il est emprisonné, interrogé puis interné au camp de transit du Frontstalag 122 de Royallieu-Compiègne.

Il est déporté par le convoi du 22 janvier 1944 (2 006 hommes) à destination du camp de concentration de Buchenwald.

Il se voit attribuer le matricule 42 0403. Il dirige avec Marcel Paul le Comité des intérêts français dans le camp et en devient le président.

L’après-guerre :

En octobre 1945, il crée avec Marcel Paul la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP).

Quand David Rousset, après avoir dénoncé les camps nazis, se met en 1949 à dénoncer les camps soviétiques, Henri Manhès et l’amicale de Buchenwald lancent contre lui des accusations que Rousset repousse comme calomnieuses.

Manhès meurt le 25 juin 1959 à minuit et trente minutes chez lui, dans sa villa L’Esquif, située avenue de la Clua à Nice.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (97e division).

Distinctions :

Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918

Commandeur de la Légion d’honneur

Compagnon de la Libération en 1945

Titulaire de la croix de guerre 1939-1945

Titulaire de la Médaille de la Résistance

Titulaire de la Médaille des évadés.

Reconnaissance :

Une rue porte son nom dans le 17e arrondissement de Paris.

Une rue porte son nom au quartier Saint-Pancrace à Nice (Alpes-Maritimes) depuis 1972.

Une avenue porte son nom à Échirolles (Isère)

Un hôpital porte son nom a Fleury-Mérogis (Essonne)

Une rue porte son nom à Saint-Martin-d’Hères (Isère)

Il repose avec son épouse Lucie Manhes (1892-1982), résistante et présidente d’honneur Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes

Sources :Jean-Louis Panicacci, Les Lieux de mémoire - De la Deuxième Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes, Éditions Serre, Nice, 1997, page 91.

Page de la fondation pour la Mémoire de la Déportation sur le convoi du 22 janvier 1944 [archive]

David Rousset, Lettre au révérend père Riquet, 6 décembre 1949 ; reproduite dans David Rousset, La Fraternité de nos ruines : Écrits sur la violence concentrationnaire (1945-1970), éd. Fayard, 2016, consultable sur Google

Biographie sur le site de l’ordre de la Libération [archive]

Wikipédia et divers (2017)

Photo 1 :Henri Manhès, Ordre de la Libération (2017)

Photo 2 : Pierre-Yves Beaudoin (Wikimédia Commons)

(APPL 2017)