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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet - Représentants du Peuple

DAUNOU Pierre (1761-1840)

28eme division (R, 31)
mercredi 17 mai 2006.
 

Père de la Constitution de l’an III

Pierre Claude François Daunou est né à Boulogne-sur-mer le 18 août 1761, est issu d’une famille protestante au XVIIe siècle. Daunou est élève, puis professeur chez les Oratoriens. Il est ordonné prêtre en 1787. Il enseigne les belles-lettres, la philosophie et la théologie dans plusieurs des collèges des Oratoriens.

A la Révolution française, il embrassa les idées nouvelles, il est élu député à la Convention du Pas-de-Calais en 1792. Il se distingue alors par sa modération, il s’occupe surtout de l’instruction publique. Il est fermement opposé à la condamnation à mort du roi Louis XVI le 20 janvier 1793, il vote pour la réclusion jusqu’à la paix, puis, la déportation. Il se retrouve en prison suite à sa protestation contre l’arrestation des Girondins du 3 octobre 1793 au 9 thermidor An II. Dès sa libération, il reprend sa place à la Convention thermidorienne où il figure parmi les principaux rédacteurs de la Constitution de l’An III (1795) et de la constitution de 1799. C’est aussi l’un des créateurs de l’Institut de France. Sous le Directoire, il siège au Conseil des Cinq-Cents, dont il est le premier président et l’un des membres les plus actifs.

Daunou est envoyé en mission à Rome en 1798, il rédige la Constitution de la République romaine. Revenu en France, il contribue alors à la Constitution de l’An VIII. Il est élu au Tribunat, mais en est éliminé en 1802, comme idéologue, et où son indépendance le fait exclure. A la demande de Napoléon, il publie en 1799 un Essai historique sur la puissance temporelle des papes. D’esprit trop indépendant pour continuer une carrière politique, il se consacre à l’organisation des bibliothèques et des archives il devient en 1801, garde de la bibliothèque du Panthéon et un peu plus tard, Garde Général des Archives de France de 1804 à 1816. Il est aussi archiviste de l’Empire, charge qu’il perd sous la Restauration, mais qui lui est rendue en 1830. En 1819, il redevient professeur d’histoire au Collège de France, et est élu la même année membre de la Chambre des Députés, où il siège parmi les défenseurs des libertés nationales .En 1830, il redevient Directeur des Archives nationales, poste qu’il occupe jusqu’en 1840. Sous la Restauration et la Monarchie de juillet, il est un des chefs du parti libéral. Il finit sa carrière comme professeur d’histoire au Collège de France, poste où il est nommé en 1830.

En 1832, il entre à l’Académie des Sciences Morales et Politiques dont il devient une autorité en s’occupant de la publication du Journal des savants et de publications relatives à l’histoire de France. Daunou a donné son nom à un théâtre, une rue de Paris et un collège de sa ville natale. Parmi ses œuvres nous citons : De l’influence de Boileau sur la littérature française (1787), Etendues et limites de la puissance paternelle (1788), La Continuation de l’histoire de Pologne ((1807), Essai historique sur la puissance temporelle des papes (1810), essai sur les garanties individuelles (1819). Il a laissé un Cours d’études historiques, publié après sa mort par Alphonse-Honoré Taillandier et Gorré, en 20 volumes (1842-1849).

Il vient juste d’être élu à la Pairie lorsqu’il meurt le 20 juin 1840.