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Europe - Principauté de Monaco

Visite funéraire de Monaco

mardi 30 août 2005.
 

La cathédrale

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cathédrale de Monaco

Rainier III de Monaco, souverain monégasque depuis 1949, vient d’être inhumé dans la cathédrale de Monaco, située sur le rocher près du palais princier.

Elevée église archiépiscopale par Jean-Paul II en 1981, elle est le lieu d’inhumation des souverains Grimaldi, dont elle constitue le Panthéon princier. Elle remplaça l’église paroissiale Saint-Nicolas (XIIIe siècle) qui fut démolie en 1874 pour permettre l’édification de l’actuel édifice, entre 1874 et 1877.

L’actuelle cathédrale de Notre-Dame-Immaculée, de Saint-Nicolas et de Saint-Benoît est de style néo-roman auvergnat avec influence byzantine, en forme de croix latine allongée avec trois nefs. Plusieurs chapelles la constituent.

La crypte princière semi-circulaire se trouve dans la chapelle funéraire des Princes située dans le croisillon ouest. Les souverains y reposent depuis le XVIe siècle, même si cette crypte dans son état actuel date de 1889.

Seuls les princes souverains peuvent y être inhumés, la princesse Grace étant, en 1982, la première princesse souveraine à recevoir cet honneur depuis sa construction. Le pape Pie VII, mort à Valence en 1799, y reposa néanmoins quelques temps au cours de son transfert pour Rome.

Les corps des anciens Grimaldi inhumés en la crypte de l’ancienne église, ainsi qu’en divers lieux de la principauté ou en dehors furent regroupés ici en 1885, puis transférés par ordre de Rainier III en 1966 en un vaste caveau au centre de l’abside de la cathédrale.

Le plus ancien seigneur de Monaco présent est Jean II, qui dirigea la principauté de 1494 à 1505. Une exception notable : la mère de Rainier III, la princesse Charlotte, duchesse de Valentinois (1898-1977), repose dans un mausolée érigé sur le domaine de son château de Marchais, dans l’Aisne. Une plaque commémorative rappelle sa mémoire dans le transept de l’église.

Monaco possède en outre une autre nécropole princière : la Chapelle de la Paix, édifiée en 1863 sur la pointe du rocher, avenue des Pins.

Réservée aux membres cadets et alliés de la famille princière, elle renferme la dépouille du père de Rainier III, le prince Pierre (1895-1964), ainsi que celle de Stefano Casiraghi, mort accidentellement en 1990, époux de la princesse Caroline. C’est également dans cette chapelle que sera inhumée la princesse Antoinette, sœur de Rainier III.

Le cimetière

S’étalant en terrasses successives, le cimetière communal de Monaco s’inscrit dans la tradition des cimetières de la Riviera, alliance des traditions funéraires françaises mais également italiennes : le blanc y domine, et certains mausolées frappent par leur exubérance qui n’est pas sans rappeler les cimetières monumentaux de la péninsule. Parmi les monégasques, quelques célébrités y ont élu domicile :

Joséphine Baker (1906-1975) est sans conteste la plus illustre notoriété du cimetière. La première vedette noire du XXe siècle, chanteuse, danseuse et meneuse de revue, connue de nombreux problèmes financiers à la fin de sa vie : obligée d’abandonner son château des Milandes en Dordogne, elle reçut l’aide de son amie Grace de Monaco qui la logea dans une villa monégasque. C’est ainsi qu’après des funérailles en la Madeleine de Paris, son corps fut inhumé dans ce cimetière.

Elle repose auprès de son quatrième époux, le chef d’orchestre Jo Bouillon, qui accompagna Georgius, Mistinguett, Maurice Chevalier et Joséphine elle-même. C’est au sein de son orchestre que se fit connaître un certain Lambros Worloou mieux connu par la suite sous le nom de Georges Guétary.

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Jo Bouillon et son orchestre

Léo Ferré (1916-1993) repose lui aussi dans ce cimetière. On peut s’étonner que ce chanteur libertaire soit dans la si bourgeoise et mondaine principauté. En réalité, il en était originaire : son père était d’ailleurs employé à la société des Bains de mer de Monaco.

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Marie Bell
 
 
La comédienne Marie Bell (1900-1985) incarna dans les années 30 des femmes fatales et hautaines au cinéma. Sa véritable passion fut néanmoins le théâtre : sociétaire de la Comédie Française, elle s’attaqua à tous les répertoires et dirigea des salles de spectacle, dont le théâtre du Gymnase de Paris auquel est désormais attaché son nom. Elle partage une tombe contiguë à celle de Joséphine avec son mari, Jean Chevrier (1915-1975), acteur tout comme elle.

Philippe