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MOURLOT Maurice (1906-1983)

division
vendredi 25 novembre 2016.
 

Dessinateur, peintre et lithographe

Maurice Mourlot, voit le jour le 20 janvier 1906 à Paris

Décédé le 15 mars 1983, à Paris

est un peintre, lithographe, graveur et dessinateur français.

Son frère, Fernand Mourlot (1895-1988), est le dirigeant de l’imprimerie lithographique Mourlot.

Maurice est le benjamin d’une famille de neuf enfants. Son père, Jules Mourlot, imprimeur-lithographe, remarque très tôt le talent de dessinateur de son plus jeune fils et reporte sur la pierre lithographique plusieurs de ses dessins.

Bien qu’admis à l’école Estienne à Paris, le jeune garçon va à l’école primaire supérieure Turgot, plus proche du domicile familial (1920-1923).

En 1922, il commence à travailler à l’imprimerie familiale, no 18 rue de Chabrol à Paris, dirigée par Fernand, le frère aîné, après la disparition de leur père en 1920. Y travaillent également leurs frères et sœurs : Georges, Berthe, Jeanne et Andrée.

Entre 1928 et 1958, Maurice réalise de nombreuses affiches d’expositions pour les musées nationaux : le musée du Louvre, les musées Carnavalet et Marmottan, la Bibliothèque nationale, et de nombreux musées de province - illustrées par Le Petit déjeuner de Pierre Bonnard, Le Fifre d’Édouard Manet, La Récureuse de Jean Siméon Chardin.

En copiant ainsi à l’huile les œuvres des grands peintres pour les reporter ensuite sur la pierre, il acquiert une parfaite maîtrise des techniques picturale et lithographique. En 1934, sa première exposition a lieu à la galerie Le Balcon à Paris.

Membre du Salon des indépendants de 1936 à 1946 (sauf pendant les années de guerre), il reçoit, en 1937, le prix de peinture de la ville de Paris, qui consiste en un séjour d’une année en Afrique du Nord d’où il rapporte une centaine d’œuvres (huiles, aquarelles, dessins).

Le 3 septembre 1939, il est mobilisé dans la compagnie du génie chargée du camouflage avec d’autres peintres et sculpteurs - Maurice Brianchon, Marcel Damboise, etc. - et le comédien Jean-Louis Barrault. Il réalise de nombreux carnets de dessins. Son meilleur ami, le peintre Richard Maguet (1896-1940) qui l’avait encouragé à pratiquer la peinture à l’huile, meurt sous le bombardement du pont de Sully-sur-Loire.

Maurice Mourlot sera démobilisé à Miramont-de-Quercy et reprend son travail de lithographe.

En 1941, sur les conseils d’un ami, le peintre-graveur Pierre-Eugène Clairin (1897-1980), il acquiert l’ancienne mairie-école de Saint-Loup-de-Naud près de Provins (Seine-et-Marne) et s’y installe avec Marcelline, sa compagne.

De 1947 à 1959, il effectue de brefs séjours au Maroc, aux Pays-Bas, en Algérie, en Angleterre, en Suisse.

En 1960, il est nommé chevalier de l’ordre des Arts et Lettres.

Dessinateur-lithographe, Maurice Mourlot est l’œil artistique de l’Imprimerie Mourlot et il aide nombre de peintres à reporter leurs œuvres sur la pierre.

En 1953, avec son ami, Charles Sorlier - qui va devenir le lithographe attitré de Marc Chagall - il réalise la grande lithographie de La Fée Électricité pour Raoul Dufy3.

À côté de son travail au service des peintres et écrivains, Maurice Mourlot commence, dans les années 1930, une œuvre personnelle d’une grande diversité. Il ne cessera de peindre que trois jours avant sa mort.

On lui doit des tableaux à l’huile : paysages et cours de ferme, natures mortes, bouquets, scènes de marché, nus, autoportraits, animaux domestiques, oiseaux, animaux du jardin des Plantes, ainsi que des dessins et des lithographies en noir et blanc et en couleurs, des gravures sur bois.

Les lithographies et gravures sur bois de Maurice Mourlot ont été réalisées avec un très faible tirage : cinq, huit, vingt-cinq exemplaires au maximum.

Il signe ses premières toiles « Jean-Maurice Mourlot », puis simplement « Mourlot ». Il a vécu à l’écart de la vie publique, peu soucieux de succès et de reconnaissance.

Jusqu’en 1971, il travaille chez l’éditeur Pierre Bordas où il réalise, entre autres, la mise en page et l’iconographie des manuels de littérature française Lagarde et Michard.

À la mort de sa compagne, il s’installe en 1968 dans le petit atelier d’artiste rue de la Tombe-Issoire à Paris, où il meurt en 1983.

Il repose à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

Œuvres :

L’illustrateur :

Maurice Mourlot a illustré de lithographies en couleur originales les ouvrages :

Colette, Douze dialogues de bêtes, éditions du Moulin de Pen-Mur, Paris, 1945 Edmond Rostand, Chantecler, Rombaldi, Paris, 1946

Louis Pergaud, De Goupil à Margot, éditions Henri Kaeser, Lausanne, 1948 Jean Estéoule, Promenade en Provence , 52 lithographies, éditions Jean Estéoule, 1954

Joseph Kessel, Le Lion, éditions André Sauret, Monte-Carlo, 1972

Frontispices pour les éditions André Sauret, Imprimerie nationale : Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1950 (série du Grand prix des Meilleurs romans du demi-siècle)

Paul Bourget, Le Disciple, 1953

Rudyard Kipling, Kim, 1956

Joseph Bédier, Le Roman de Tristan et Iseut, 1957

Dans les collections publiques :

Des estampes et dessins de Maurice Mourlot se trouvent au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France à Paris, au musée de l’Albertina à Vienne (Autriche), des huiles, dessins et lithographies au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, ainsi qu’au musée des Années Trente à Boulogne-Billancourt.

Galerie :

Expositions :

Principales expositions personnelles :

Paris, galerie Le Balcon, 1934

Paris, galerie André Maurice, 1950

Paris, galerie Dina Vierny, 1953

Normandie, château de Canisy, 1982

Provins, Hôtel de Savigny, 1988

Staufen, Allemagne, galerie Rombach-Scheuer, 1989

Pont-Aven, galerie L’Atelier d’Ernest, 1989

Honfleur, galerie Arts et tradition, 1990

Vienne, Autriche, Institut français, Palais Clam-Gallas, 1990

Heidelberg, Allemagne, galerie Melnikov, 1991

Cabourg, Calvados, galerie Art et passion, 1995

Göllheim, Allemagne, musée Uhlsches Haus, 1997

Charenton-le-Pont, musée Toffoli, 1999

Saint-Céré, Lot, Maison des consuls, 1999

Bad Mergentheim, Allemagne, galerie Forum, 2000

Paris, galerie du Montparnasse, 2003

Paris, galerie La Hune-Brenner, 2006

Etc.

Il repose dans la