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KOYRE Alexandre (1892-1964)

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mercredi 9 novembre 2016.
 

Philosophe d’origine russe

Alexandre Koyré (en russe : Александр Владимирович Койрe, originellement écrit Койранский), voit le jour le 29 août 1892 à Taganrog (Empire russe).

Décédé le 28 avril 1964 à Paris (France).

Philosophe et historien des sciences, français d’origine russe.

Koyré quitte la Russie en 1908. À Göttingen, il assiste aux cours du philosophe Edmund Husserl et du mathématicien David Hilbert. Il s’installe ensuite à Paris pour étudier l’histoire de la philosophie.

Ses travaux d’épistémologie et d’histoire des sciences portent sur Galilée ainsi que sur la cosmologie aux XVIe et XVIIe siècles. Il voit dans la naissance de la physique moderne au XVIIe siècle une « révolution scientifique ».

Cette expression est caractéristique de la conception discontinuiste de l’histoire des sciences qu’il partage avec Gaston Bachelard. Passer du « monde clos » de la cosmologie aristotélicienne à la théorie d’un « univers infini » d’Isaac Newton suppose ainsi une transformation radicale des bases métaphysiques sur lesquelles repose la physique. Il est un des éditeurs des deux tomes des Philosophiae Naturalis Principia Mathematica d’Isaac Newton parus en 1971 et 1972 aux Harvard University Press.

Alexandre Koyré est né le 29 août 1892 à Taganrog (Russie), dans une famille de commerçants aisée d’origine juive.

1905 : soupçonné d’avoir participé à l’attentat contre le gouverneur de Rostov-sur-le-Don il n’a que 15 ans quand il est arrêté et emprisonné pendant quelques mois. Pendant son incarcération il découvre Husserl et la philosophie.

1908-1911 : études à Gottingen où il étudie avec Edmund Husserl et David Hilbert et suit les travaux du cercle de Göttingen. À la suite d’un désaccord avec Husserl sur sa thèse, il quitte cette ville pour Paris.

1912-1913 : études à Paris, suit les cours de Henri Bergson au Collège de France mais également ceux de Léon Brunschvicg, de André Lalande (1867-1963), de Victor Delbos et Picavet.

1914 : Il s’engage dans la Légion étrangère et en 1916, suivant un accord de coopération entre les gouvernements français et russe, il combat dans un régiment russe sur le front russe.

1920 : retour à Paris, prépare sa première thèse.

1922 : thèse. Il commence à enseigner à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE), où il remplace parfois Alexandre Kojève dans son séminaire sur Hegel 1929 : thèse d’État.

1931 : l’École Pratique des Hautes Études crée pour lui une chaire intitulée « Histoire des idées religieuses dans l’Europe moderne », jusqu’en 1962. De 1932 à 1941, il fait de fréquents séjours à l’université du Caire avec André Lalande (1867-1963) et d’autres où il introduit l’étude de l’histoire de la philosophie moderne en Égypte. Abd al-Rahman al-Badawi (1917-2002) sera son étudiant.

1934 : traduit Nicolas Copernic

1939 : publie les Études galiléennes

1941 : alors qu’il est en Égypte, il rejoint la France libre puis va enseigner à The New School for Social Research de New York.

1942 : il devient secrétaire général de l’École libre des hautes études

1943 : publie les Réflexions sur le mensonge

1945 : publie Introduction à la lecture de Platon

1946 : Après-guerre, il partage son temps entre l’EPHE et l’université Johns-Hopkins à Baltimore.

1950 : publie la Philosophie russe

1951 : rejet de sa candidature au Collège de France

1952 : nommé à l’Académie internationale d’histoire des sciences.

1955 : publie ses travaux sur les mystiques.

1956 il devient membre de l’Institute for Advanced Study de Princeton

1957 : publie Du monde clos à l’Univers infini

1961 : publie La révolution astronomique

1964 : s’éteint à Paris, le 29 avril

1965 : publication posthume des Études newtoniennes

Plusieurs congrès lui seront consacrés.

Il repose au Père-Lachaise.

Sources et photo de la tombe : Thierry Engels (Supèrelachaise-Facebooks)

(APPL 2016)