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Dessinateurs - Peintres - Décorateurs

COTARD DUPRE Thérèse (1877-1920)

60eme division
vendredi 4 novembre 2016.
 

Artiste peintre

Thérèse Marthe Françoise Dupré voit le jour le 19 mars 1877 à Paris.

Décédée le 13 avril 1920 à Orly (Val-de-Marne)

Elle est la fille aînée de Marie Laugée (29 septembre 1851 - 28 novembre 1937), elle-même aînée des cinq enfants de Désiré François Laugée et de Célestine Marie Malézieux, et de Julien Dupré ( 19 mars 1851 - 15 avril 1910).

Son père Julien Dupré est artiste peintre, élève de Pils et de Désiré François Laugée, son beau-père. Il est un des meilleurs représentant de la peinture naturaliste de la fin du XIXe siècle, spécialisé dans la représentation des vaches et des scènes paysannes.

Sa mère, digne fille de son père peint elle aussi. Mais au XIXè siècle une mère se consacre à ses enfants, aussi sa production est-elle restreinte et il en reste peu sauf chez quelque membre de la très grande famille Malézieux et chez quelques galeristes.

Thérèse Dupré a un frère Jacques Dupré qui naît le 18 juillet 1879, et une sœur Madeleine Dupré qui voit le jour le 14 octobre 1885 à Paris 16° et décède le 4 mars 1953 à Paris 13°.

Elle baigne dès sa plus tendre enfance dans l’environnement des peintres qui fréquentent l’atelier de son père et de son grand père : son oncle Georges Paul Laugée, sa tante Jeanne Eulalie Laugée-Fontaine, son grand-oncle Philibert Léon Couturier.

Sa tante Laurence Laugée épouse Jules Joachim Malézieux architecte et dessinateur.

Elle grandit donc dans un milieu d’artistes.

Elève de son père, sa peinture est elle aussi réaliste et naturaliste. Elle reprend les thèmes de son père qu’elle traite d’une manière toute à la fois proche et éloignée.

Avec elle la vie paysanne est plus idéalisée. Les fermières sont des femmes saines, fortes, jamais fatiguées qui semblent accomplir leur tâche dans le bonheur un peu comme Marie-Antoinette jouait à la fermière au Hameau de Versailles.

Elle vit longtemps à Saint Quentin où elle copie et étudie les pastels de Quentin De la Tour.

Elle réalise beaucoup d’œuvres de commandes : portraits, paysages, scènes paysannes. Malheureusement, la première guerre mondiale a fait disparaître beaucoup de ses tableaux.

Ses enfants étant sans descendance, les œuvres qu’ils pouvaient posséder ont été dispersées.

En 1907, elle obtient la médaille de 3ème classe et devient Sociétaire des Artistes Français.

Elle épouse le 2 juin 1898 à Paris Edmond Cotard (né le 27 février 1866) peintre issu d’une famille d’artistes. Ils ont ensemble deux fils : Henri Edmond Cotard né le 6 octobre 1899, qui devient peintre, et François Cotard né à Saint Quentin le 9 janvier 1905 et décédé à Paris 13° le 31 mars 1984, qui devient Dessinateur Illustrateur.

Elle meurt le 13 avril 1920 à Orly prés de Paris dans la clinique du Docteur Piouffle spécialisée dans le soin des alcooliques et qui se trouvait dans le château de la ville, appelé Château Grignon, du nom de sa grand-mère.

Ce château devient en 1921 la maison de retraite de la Mutuelle du Cinéma fondée par Louis Brézillon. Acheté en 1946 par la municipalité d’Orly, il abrite aujourd’hui l’Hôtel de Ville.

Thérèse Cotard-Dupré est enterrée au cimetière du Père Lachaise dans le caveau de Julien Dupré et de sa mère Marie Dupré-Laugée (Division 60, le long du mur).

Sources et photos : Thérèse Marthe Françoise Dupré dans peintres et sculpteurs

Portrait : Portrait de Thérèse Cotard-Dupré par le peintre Edouard Debat-Ponsan, offert à Madame Georges Laugée, la tante de Thérèse Cotard-Dupré (Collection Particulière)

Thierry Engels (Supèrelachaise)

(APPL 2016)