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Seconde République - Second Empire - IIIe République

WALEWSKI Charles, comte (1848-1916)

66eme division (1ere ligne)
dimanche 2 octobre 2016.
 

Petit-fils de l’empereur Napoléon Ier

Charles Walewski voit le jour en 1848.

Décédé le 2 octobre 1916 à Villers-Cotterêts.

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2 octobre 1916.

Mort à Villers-Cotterêts, à l’âge de soixante-huit ans, du lieutenant-colonel comte Charles Walewski.

« Fils de feu le comte Walewski, ancien ambassadeur, ministre des affaires étrangères de S. M. Napoléon III, et de la comtesse Walewska, également décédée, il avait débuté dans la diplomatie.

Quand éclata la guerre de 1870, il prit du service dans l’armée active et y fournit une brillante carrière qu’il termina avec le grade de lieutenant-colonel.

Rentré ensuite dans la vie civile, il fut nommé successivement sous-directeur puis directeur du personnel du Crédit Lyonnais.

Au début de la guerre actuelle, il demanda à partir pour le front, et après une courte étape à Versailles, fut désigné pour le commandement d’un régiment de territoriale dans la zone de guerre. C’est là qu’après plusieurs mois d’actif labeur il prit le germe de l’affection de poitrine à laquelle il vient de succomber.

Il avait épousé Mlle Douay, fille du général Douay, dont il n’eut pas d’enfant, et était le frère de la comtesse de Bourqueney et de la comtesse Mathéus, décédée.

C’était, en même temps qu’un ardent patriote, un homme de commerce charmant, dont le souvenir sera fidèlement gardé par tous ceux qui aimaient à rechercher ses qualités d’esprit et de cœur et qui regretteront durablement sa disparition. »

(Revue de presse : Le Figaro, édition du 26/10/1916)

Le comte Charles Walewski fut l’un des officiers supérieurs qu’admira Marcel Proust lors de son service militaire. Proust le prit pour modèle pour l’un de ses personnages d’A la recherche du temps perdu : le Prince de Borodino.

Charles Walewski était le fils d’Alexandre, comte Walewski, fils naturel de Napoléon Ier et de Marie Walewska, qui fut ministre sous Napoléon III. Le bruit avait couru que son épouse avait été la maîtresse de l’Empereur, d’où la double hérédité résumée dans Le Côté de Guermantes :

« C’est avec, dans la voix, la vivacité du premier Empereur qu’il adressait un reproche à un brigadier, avec la mélancolie du second qu’il exhalait la fumée d’une cigarette ».

Portraits et photos de la famille Colonna-Walewski

Sources : Extraits du Figaro (26 octobre 1916)

Éphéméride du Père-Lachaise (2/10/2016)

(APPL 2016)