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TYSZKIEWICZ Thadée, général comte (1774-1852)

54eme division (2eme ligne, V, 13 - Cénotaphe)
mardi 3 mai 2016.
 

Général polonais

Thadée Tyszkiewicz voit le jour en 1774

Décédé le 12 avril 1852 à Paris

Général et sénateur polonais

Chef de la garde d’honneur de Napoléon Ier

Président du gouvernement suprême provisoire de Lithuanie

Croix de chevalier de l’Ordre de la Vertu militaire

Officier de la Légion d’Honneur

(....)TYSZKIEWICZ (Thadée) naquit en Samogilie de Stanislas Tyszkiewicz , dont la famille était riche , ancienne et puissante parmi les familles lithuaniennes.

Voué de bonne heure à la carrrière des armes, déjà en 1791, dans la guerre de l’indépendance de Kosciuszko, il combattait pour la cause nationale comme aide-decamp du célèbre général Jasinski.

Plus tard, en 1807, nommé commandant de la garde d’honneur de Napoléon, il assista à ses côtés à la bataille de Preysch-Eylau, et fut à cette occasion décoré de la croix de la Légion-d’Honneur : celle de Friedland lui valut aussi, à quelques mois de là, la croix polonaise dite Virtuti militari.

L’année I809 le trouva colonel et commandant un régiment de lanciers polonais.

Il resta dans ce grade jusqu’en 1812, où, nommé général à l’ouverture de la mémorable campagne de Russie, il eut sous ses ordres la deuxième brigade de cavalerie du corps du prince Joseph Poniatowski.

Décoré de la croix d’officier de la Légion-d’Honneur après la bataille de Smolensk, il fut, peu de temps après, grièvement blessé dans un combat près de Miedyn. Laissé sur le champ de bataille , il fut recueilli par les Russes et envoyé comme prisonnier à Astracan, où il demeura jusqu’au dénouement funeste du drame impérial.

Quand vint la paix européenne, Tyszkiewicz fut nommé sénateur castellan du royaume de Pologne. En 1828, il fut l’un des membres que le sénat délégua pour instruire le procès des citoyens compromis dans l’affaire de l’association patriotique.

La révolution du 29 novembre 1830 le surprit dans sa terre de Swislocz en Lithuanie.

Soit prudence, soit calcul, il ne se livra pas au premier élan populaire ; il observa froidement la marche croissante de l’insnrrection , et se tint tranquille dans son château, où il était d’ailleurs l’objet d’une surveillance de la part des Russes.

Ce ne fut que plusieurs mois après que Thadée Tyszkiewicz se prononça. Le général Chlapowski, qui commandait un détachement du corps expéditionnaire, ayant paru aux environs de Swislocz, et ayant fait un appel direct au sénateur-castellan , Thadée se réunit à lui, et l’accompagna jusqu’au moment de sa jonction avec Gielgud, après le passage du Niémen. Depuis ce moment,Tyszkiewicz ne quitta plus le quartier-général de ce dernier.

Nommé par lui président du gouvernement suprême provisoire de la Lithuanie, il chercha à y organiser le mouvement révolutionnaire , et à lui créer des ressources. Aujourd’hui, sans doute, que l’on peut peser les résultats obtenus, on serait mal venu à soutenir que Thadée Tyszkiewicz se trouva à la hauteur de sa grande et décisive tâche ; mais tout en signalant les fautes commises, en dénonçant à l’appréciation contemporaine les conséquences d’une conduite pleine de lenteur et de tâtonnements, il faut faire la part des difficultés capitales que Thadée rencontra sur sa route, des obstacles, des impossibilités inhérentes à la situation critique des affaires.

Obligé de suivre dans ses marches et dans ses retraites une armée plus forte de son courage que de son nombre, au sein d’un pays coupé en tous sens par les bataillons russes , sans argent, sans munition, sans magasin, il n’était guère facile de créer une action centrale, et d’utiliser les sympathies des habitants. Cependant, au milieu d’hésitations inévitables, le temps et l’occasion s’échappaient, et la cause nationale perdait ses avantages.

La malheureuse bataille de Wilna vint aggraver cette situation désastreuse. Obligé de se réfugier en Samogitie, avec les débris de son armée, le général Gielgud fut suivi dans sa retraite par Thadée Tyszkiewicz, qui resta fidèle à sa mauvaise fortune.

Dans un court séjour qu’il fit à Rosiénié , le sénateur essaya même d’y créer quelques ressources pour les troupes nationales ; mais de nouveaux revers ayant bientôt donné le coup de mort à l’insurrection lithnanienne, il ne resta plus au général Gielgnd d’autre parti que celui de se réfugier sur le territoire prussien.

Thadée Tyszkiewicz l’y suivit. Si d’autres chances avaient accueilli le corps de Gielgnd sur le sol litbuanien, si le sort des armes avait favorisé ce noyau de troupes qui venaient concourir à son affranchissement, le rôle de Tyszkiewicz eût été beau et plein d’avenir ; mais, si bien intentionné qu’il fût, l’espace, le temps, les localités trahirent son entreprise, et sa mission ne fut qu’un avortement.(.....)

Après la capitulation, il s’installe en Prusse, puis en Saxe.

Finalement, c’est à Paris qu’il s’installe définitivement et ou il est mort.

Il fut inhumé au Père-Lachaise, sa dépouille fut transférée à Varsovie le 14 janvier 1939.

Sa tombe dans la 54e division est toujours visible. Restaurée récemment par une association polonaise, on peut lire sur la pierre :

"En remplissant ses dernières volontés, les descendants du général transporteront la dépouille en Pologne en 1939"

Le général a été ré inhumé dans le cimetière Powazki de Varsovie (Pologne)

Tombe au cimetière Powazki de Varsovie

Le général était fondateur et membre de la loge maçonnique des Frères polonais unis en 1820.

Sources : Les Polonais et les Polonaises de la révolution du 29 novembre 1830 ...Par Joseph Straszewicz

Wikipédia (T. Tyszkiewicz)

(APPL 2016)