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Automobiles - Constructeurs - Chefs d’industrie

DARRACQ Alexandre Pierre (1855-1931)

2eme division
lundi 15 mai 2006.
 

Un pionnier de l’automobile

Alexandre Pierre Darracq est né le 10 novembre 1855 à Bordeaux.

De parents basques, il a exercé comme rapporteur à l’arsenal de Tarbes dans le département des Hautes-Pyrénées.

En 1891, avec Auroc, il fonde la société Gladiator qui obtient un beau succès et fut à l’origine de leur fortune.

Cette réussite lui permet de revendre cette société en 1896 avec un bénéfice substantiel. Il se lance pendant quelques temps dans la fabrication de voitures électriques. C’est à Suresnes qu’il fabrique un Dog-cart électrique à l’aide de capitaux essentiellement britanniques qui s’inspirait du véhicule américain « Riker » mais le succès n’est pas au rendez-vous. Il fonde alors une holding dans le monde de la construction automobile, la Société A. Darracq.

La première « vraie » Darracq est présentée en 1901, sous la forme d’un runabout relativement bon marché. Il acquiert en 1903, la licence de fabrication de la « Léon Bollée 5cv », dont le principe du changement de vitesse par colonne fut adopté sur toutes les Darracq jusqu’en 1910.

Darracq est un pionnier de la compétition automobile, c’est lui qui fonde la première école de conduite pour pilotes de course. Ses modèles, d’une grande légèreté, ont un succès important en compétition. La politique commerciale agressive de la marque lui permet de se développer rapidement à l’étranger. Elle consiste à vendre des licences ou à nouer des partenariats avec de grands industriels locaux et ainsi fonder des filiales. L’une d’entre elles, la Sociéta Italiana Automobili Darracq en Italie donnera naissance en 1910 à Alfa Roméo.

En 1909, A. Darracq est le troisième constructeur automobile français derrière Peugeot et Renault. Mais, malheureusement, la crise européenne de 1909 met en danger la survie de la société. De plus, une politique de production inadéquate et mal maîtrisée aggrave encore plus la situation.

A. Darracq démissionne en 1912. La maison mère est alors rachetée par la filiale anglaise « A. Darracq & Co Ltd » qui redonne de l’élan a l’usine de Suresnes et la modernise. On y produit alors une copie conforme de la « Rower Twelve » dont le succès considérable en France relance l’entreprise.

A. Darracq se retire alors sur la Côte d’azur, il y décède en 1931.

Il est inhumé dans le monument familial de la 2e division.

Le monument, en marbre blanc, avec toutes les sculptures est l’œuvre de Paul Landowski en 1931.

Détails : Gisant, Le Départ de la défunte (relief sur le sarcophage), La Forge (relief sur le tympan), Pieta, Bonté et Amour fraternel (reliefs décorant la niche).

Sources : Monument Darracq

Crédit photos : Annie_photo (APPL 5-2006)/Didier Muller (APPL 2017)

(APPL 2017)