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DALLOZ Désiré (1795-1869)

17eme division (2eme ligne )
jeudi 11 mai 2006.
 

Le père de l’édition juridique

Victor Alexis désiré Dalloz est né à Septmoncel le 26 thermidor de l’an III de la République (12 août 1795).

Il est le fils d’un négociant lapidaire. Il fait ses premières études à l’école du village pendant sept ans. Ensuite, il est inscrit au collège Saint-Claude en 1807.

C’est un brillant collégien, mais ne reste que deux années dans cet établissement et abandonne ses études dès 1809 pour entrer chez maître Bavaux fils à Saint Claude.

Il part pour paris à l’âge de seize ans, là Désiré Dalloz étudie le droit. Il s’installe secrétaire chez maître Loiseau. Dès 1814, il collabore au Journal des audiences de la cour de cassation et des cours d’appel. Il en assume la direction deux années plus tard.

Désiré Dalloz est inscrit au barreau de la cour royale de Paris, il prête serment le août 1817, il plaide avec beaucoup de talent dans des procès d’assise où se jugent les multiples complots politiques de la révolte contre Louis XVIII. Il obtient de grands succès qui lui valent un grand retentissement.

Par ordonnance du Roi, en date du 25 mai 1823, Désiré Dalloz est nommé avocat à la cour de cassation et aux conseils du Roi. D’emblée, il prend part, soit comme avocat plaidant, soit comme conseil, à un grand nombre de causes remarquables. Parallèlement aux plaidoiries, Dalloz commence dès 1824, la publication de la Jurisprudence Générale du Royaume. Il est très estimé de ses pairs. Dalloz est élu président de l’Ordre des avocats près de la cour de cassation, à l’âge de 41 ans en 1836. Il démissionne cependant de l’Ordre en 1838

Parallèlement, il entreprend une carrière politique et est élu au parlement en 1842 et1846, il siège à droite parmi les conservateurs. Durant les législatures, il se distingue surtout dans les différentes commissions auxquelles il appartient, plutôt qu’à la tribune. Très écoutées, ses interventions ne sont jamais vaines. C’est un homme d’une correction et d’une honnêteté sans failles. Il exerce sur ses collègues une influence certaine. Il se retire définitivement de la vie politique en 1848.

Pour sa commune de naissance et son département du Jura, Dalloz se montre un inlassable bâtisseur et maître d’œuvre, aidant à la création d’ouvrages publics.

L’œuvre juridique de D. Dalloz est considérable, on lui doit : le Journal des audiences de la cour de cassation, le Répertoire de législation et de jurisprudence en 27 volumes, le Recueil périodique de jurisprudence générale en 47 volumes, et l’Essai sur l’Histoire générale du droit français.

Désiré Dalloz et son frère Armand fondent une maison d’édition spécialisée en publications juridiques. Cette maison publiera sous un format commode : Les petits codes Dalloz, dont le Code Civil est sans doute le plus connu. Désiré Dalloz est décédé à Paris le 12 janvier 1869 à l’âge de 74 ans.

Sources : Wikipédia et divers

Un grand merci à Marie-Christine Pénin et Maryline Huet pour leur contribution.