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Metteurs en scène - Cinéastes - Arts de l’écran

DULAC Germaine (1882-1942)

74eme division
mardi 19 avril 2016.
 

Cinéaste française

Germaine Dulac, Germaine Saisset-Schneider de son nom de jeune fille, est une cinéaste française, née le 17 novembre 1882 à Amiens.

Décédée le 20 juillet 1942 à Paris.

Considérée comme sensible, généreuse, indépendante, possédée par la passion de la recherche et du neuf, Germaine Dulac est parmi les premières en France à envisager le cinéma comme un grand art auquel elle va se consacrer dès 1916.

Elle épouse en 1905 Albert Dulac, agronome socialiste et futur romancier. Sa vie professionnelle commence en 1906 au journal féministe La Française où, jusqu’en 1913, « elle rédige principalement des portraits de femmes et des critiques de théâtre ». Elle écrit également quelques pièces de théâtre.

En 1916, elle fonde avec Irène Hillel-Erlanger une maison de production, la DH Films. Après avoir manifesté ses dons émotionnels et plastiques, dans Les Sœurs ennemies (1915) et Venus Victrix (1917), elle réalise, d’après un scénario de son ami Louis Delluc, La Fête espagnole, et devient une des fortes personnalités de la première avant-garde. Dès 1920, elle publie de nombreux écrits historiques aux vues nouvelles et pénétrantes.

Après La Mort du Soleil (1921), elle accomplit son chef-d’œuvre avec La Souriante Madame Beudet (1923), critique de la vie conjugale petite-bourgeoise ou, en termes modernes, de « l’incommunicabilité du couple ».

Après 1924, elle milite aussi avec ardeur pour répandre l’amour du cinéma et contribue à développer les ciné-clubs. Plus tard, elle rejoint la « seconde avant-garde », avec La Coquille et le Clergyman (1928) (d’après Antonin Artaud), puis elle réalise des symphonies d’images, alliées à la musique, avec Disque 927 (1927) (d’après Chopin) ou Thèmes et Variations (1928).

Quand le cinéma parlant empêche dorénavant une production totalement indépendante, elle préfère se consacrer aux actualités.

De 1933 à sa mort en 1942, elle est directrice adjointe des Actualités Gaumont. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (74e division).

Filmographie :

La Coquille et le Clergyman (1928)

Réalisatrice :

1915 : Les Sœurs ennemies (court métrage)

1917 : Venus Victrix (court métrage)

1917 : Dans l’ouragan de la vie (Vénus victrix) (court métrage)

1917 : Géo, le mystérieux (court métrage)

1918 : La Jeune Fille la plus méritante de France (court métrage)

1918 : Âmes de fous (film à épisodes)

1919 : Le Bonheur des autres (court métrage)

1919 : La Cigarette (moyen métrage)

1920 : Malencontre (court métrage)

1920 : La Fête espagnole

1921 : La Belle Dame sans merci

1921 : La Mort du soleil

1922 : Werther (court métrage)

1923 : La Souriante Madame Beudet

1923 : Gossette (film à épisodes)

1924 : Le Diable dans la ville

1924 : Âme d’artiste

1926 : La Folie des vaillants

1927 : Le Cinéma au service de l’histoire (documentaire)

1927 : Antoinette Sabrier

1927 : L’Invitation au voyage (moyen métrage)

1928 : Thèmes et variations (court métrage)

1928 : La Princesse Mandane

1928 : La Germination d’un haricot (court métrage)

1928 : Disque 957 (court métrage)

1928 : Danses espagnoles (court métrage)

1928 : Ceux qui ne s’en font pas (court métrage)

1928 : La Coquille et le Clergyman (moyen métrage)

1929 : Étude cinégraphique sur une arabesque (court métrage)

1930 : Celles qui s’en font (court métrage illustrant deux chansons de Fréhel) avec Lilian Constantini, Georges Vallée

1934 : Je n’ai plus rien (court métrage)

Scénariste :

1924 : Âme d’artiste

1927 : L’Invitation au voyage

1927 : Antoinette Sabrier

Publication :

Germaine Dulac, Écrits sur le Cinéma (1917-1939), textes réunis par Prosper Hillairet, Éditions Paris Expérimental, 1994

Sources : Catherine Silberschmidt, « Germaine Dulac, mythe et rythme », Cahiers du cinéma, no 602, juin 2005, p. 80

Paul Bauer, Deux siècles d’histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 299

(APPL 2016)