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Hommes politiques - Représentants du peuple - Sénateurs - Députés

THIERRY-DELANOUE Paul Edmond (1843-1927)

4eme division (1ere ligne, AE, 16)
mercredi 13 avril 2016.
 

Député de l’Aube

Paul Edmond Thiérry Delanoue voit le jour le 17 mars 1843 à Paris

Décédé le 21 décembre 1927 à Paris (8e).

Député de l’Aube de 1889 à 1919.

Propriétaire du domaine de Saint-Victor, près de Soulaines-d’Huys dans l’arrondissement de Bar-sur-Aube, de bois, d’étangs, de fermes où l’on se livrait à l’élevage du daim, Thierry-Delanoue est élu conseiller municipal et maire en 1878, conseiller d’arrondissement la même année, conseiller général en 1880, succédant dans la plupart de ces diverses fonctions à son père, maire de Soulaines de 1871 à 1878.

Il est membre du conseil départemental de l’instruction primaire, président de la société d’encouragement de l’agriculture ; en août 1889 il est élu secrétaire du Conseil général.

Sa vocation politique se confirme.

Elu pour la première fois député de l’arrondissement de Bar-sur-Aube en 1889, le 22 septembre, par 5.423 voix contre 4.692 obtenues par Piot, conservateur, il représentera cette circonscription pendant trente années consécutives, au cours desquelles il restera fidèle à l’engagement qu’il avait pris dans sa profession de foi de défendre la République contre toute tentative de renversement : royauté, empire, dictature.

Réélu en 1893 par 5.956 voix, en 1898 par 6.120, il est jusqu’en 1914 réélu au premier tour, obtenant en 1902, 4.717 voix, en 1906, 5.422 voix, en 1910, 5.321 voix et en 1914, 5.445 voix.

Député républicain, il s’inscrit au groupe vinicole et au groupe agricole.

Sa ligne politique est celle des fondateurs de la IIIe République ; réaliste, il se déclare ennemi des interpellations oiseuses ; il réclame l’adoption d’une série de mesures en faveur de l’agriculture, la révision des tarifs dits de pénétration favorables à la concurrence étrangère, la diminution des frais de justice, le maintien de la liberté des bouilleurs de cru, etc..

Adversaire acharné de l’impôt sur le revenu global - impôt progressif et de superposition, déclare-t-il en 1914 - il en dénonce tous les méfaits : inquisition, réclamations perpétuelles, perte de crédit, ruine pour l’industriel ; il réclame le maintien des quatre contributions - les quatre vieilles - et souhaite que le gouvernement réalise des économies.

Partisan de la représentation proportionnelle, il figure, aux élections du 16 novembre 1919, sur la liste d’union républicaine. Il obtient 21.446 voix, alors que le quotient est de 21.978 voix. Il renonce alors à toute activité politique pour se consacrer à ses affaires.

Célibataire, il laisse le souvenir d’un homme simple, fidèle aux vieilles traditions françaises, qui dépensait peu pour lui, beaucoup pour les autres ; jouissant d’une fortune considérable, il ouvrait sa bourse avec une grande générosité aux sociétés de secours mutuels, aux sociétés scolaires, aux amicales, aux communes.

Il décède à Paris, en son domicile du cours Albert-Ier, le 21 décembre 1927, âgé de 84 ans.

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

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