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Empire - Restauration - Monarchie de Juillet - Second Empire

RAGON César Ernest, colonel (1805-1856)

21eme division 1ere ligne, L, 21)
mercredi 13 avril 2016.
 

Lieutenant-colonel d’état-major

César-Ernest Ragon voit le jour en 1805

Décédé en 1856

lieutenant-colonel à l’état-major

de la Garde nationale de la Seine.

Repose avec Anne Jeanne Marie Thérèse RAGON décédée le 18 avril 1829 à l’âge de 57 ans.

Une partie de l’état-major de la Garde Nationale de la Seine pendant le siège de Paris. Sur cette photo d’une extrême longueur, le général Clément-Thomas commandant de la garde figure à l’extrême droite. Il n’est pas visible sur ce cliché.

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Attentat contre le roi Louis-Philippe le 28 juillet 1835

Dit de Fieschi

déposition du capitaine Ragon, de la Garde nationale :

(....) 147.-Ragon [César-Ernest), âgé de 30 ans, propriétaire , capitaine attaché à L’état-major général de la garde nationale de la Seine, demeurant à Paris, rue de Castiglione, n° 8.

(Entendu le 7 août 1835, devant M. Logonidec, juge d’instruction délégué.)

Je me trouvais, le 28 juillet dernier, dans le cortège du Roi, passant alors en revue celle des brigades de la garde nationale, commandée par le général Friant, auprès duquel je remplissais les fonctions d’aide-de-camp. Je me trouvais un peu en arrière du Roi, à la gauche et dans la partie du pavé sur lequel le public formait une haie. Le public n’entamait pas considérablement le pavé, et quoique sa ligne fût flottante, elle occupait la place que la troupe eût couverte, s’il s’en était trouvé de ce côté.

Je dépassais le poteau de la lanterne qui précède l’entrée du Jardin Turc, lorsqu’une forte explosion, semblable à celle d’un feu de peloton , vint frapper mes oreilles. Mes yeux se portèrent rapidement vers le lieu d’où partait le bruit, mais je ne vis rien. Je jetai les yeux sur le Roi. Auprès de lui, mais, un peu en arrière, j’aperçus à terre le maréchal Mortier. A ses pieds, gisait un cheval, peut-être le sien ; il était frappé au cou de deux ou trois balles ou lingots. Près de là, j’en remarquai un second également renversé. Plusieurs gardes nationaux étaient également frappés ; deux hommes et une femme, faisant partie des curieux , avaient été atteints dans les environs de la porte du concert du Jardin-Turc. Je n’ai vu aucun blessé de mon côté ; cependant j’ai oui dire que quelques personnes avaient été atteintes dans cette partie du boulevart.

Mon premier mouvement fut de me porter vers le Roi, lequel, après une courte halte, continua la revue. Je l’abandonnai à la rue voisine, à laquelle se trouvait appuyée une autre brigade, et je me dirigeai bientôt après vers la maison d’où était parti le feu et dans laquelle je pénétrai. Je n’y demeurai qu’un instant : des sapeurs étaient occupés à enfoncer une porte du rez-de-cbaussée.

Officier de la Garde nationale (1870-71)

Le général Friant, informé qu’au poste de là Galiotte se trouvaient déposés plusieurs individus, objets de quelques soupçons, me donna l’ordre de les faire transférer dans un poste plus convenable. Il s’était alors écoulé une demi-heure depuis le moment de ma sortie de la maison. J’éprouvai quelques difficultés dans l’exécution de cet ordre, parce que les détenus étaient à la disposition d’un commissaire de police. Je venais d’en trouver un pour autoriser ce transfèrement lorsque je vous rencontrai. Sur votre invitation, j’ai fait conduire ces individus à la préfecture de police. Je n’ai aucun renseignement à vous donner sur les auteurs ou sur les autres circonstances de cet événement.(....)

Sources : Jules Moiroux (1908) Le cimetière du Père-Lachaise, p. 289

Tableau : L’attentat de Fieschi, par Lamy (Musée de Versailles)

Gravure1 : Officier de la Garde nationale (Second Empire)

Gravure2 : Dessin : La Garde nationale (1871)

Photo de la tombe : P-Y Beaudoin (Wikicommons)

(APPL 2016)