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Hommes politiques - Ministres - Représentants du peuple - Sénateurs

PICARD Arthur Eugène (1825-1898)

8eme division
mardi 12 avril 2016.
 

Homme politique et député

Arthur, Eugène Picard voit le jour le 8 juillet 1825 à Paris (Seine)

Décédé le 17 novembre 1898 à Toulouse (Haute-Garonne)

Député de 1876 à 1885, né à Paris le 8 juillet 1825, frère d’Ernest Picard, ancien ministre, fit ses études au collège Rollin et à Juilly, et fut reçut avocat en 1846.

Il dut à sa situation de riche propriétaire dans les départements du Gers, de Seine-et-Oise et des Basses-Alpes, et à la protection de son parent, M. de Persigny, d’être nommé successivement sous-préfet de l’Empire au Blanc (février 1852), à Forcalquier (1854), à la Palisse (1856), et quitta l’administration en 1859, après avoir protesté contre l’application de la loi de sûreté générale.

Il contribua, avec son frère Ernest, à la fondation de l’Electeur (1868), brigua sans succès, en 1869, les suffrages des électeurs de la 4e circonscription de Paris, comme candidat indépendant au Corps législatif, et ne fut pas plus heureux, la même année, aux élections du conseil général dans le canton de Marly-le-Roi.

Il réunit alors le journal l’Electeur au Courrier des Deux Mondes de M. E. Portails, et en fit un journal quotidien sous le nom d’Electeur libre, (24 août 1870). Mais de vifs dissentiments avec M. Portails l’obligèrent, des le mois d’octobre suivant, à se séparer de lui. Le journal reparut sous sa direction personnelle jusqu’au 18 mars 1871.

M. Picard échoua encore aux élections complémentaires du 2 juillet 1871 pour l’Assemblée nationale, dans. les Basses-Alpes, avec 3,755 voix contre 14,212 à l’élu radical, M. Allemand, et 7,412 à M. Paulin Talabot ; il s’agissait de remplacer Thiers qui avait opté pour la Seine.

M. Arthur Picard entra au parlement le 20 février 1876, élu, comme républicain modéré, député de l’arrondissement de Castellane, par 2,169 voix (4,227 votants, 6,050 inscrits), contre 2,039 à M. Rabiers du Villars. Il s’inscrivit au centre gauche, et fut des 363. S’étant représenté, le 14 octobre 1877, après la dissolution de la Chambre, il n’obtint que 2,151 voix contre 2,341 à M. Rabiers du Villars, candidat officiel du gouvernement, élu.

Mais cette élection fut invalidée, et un nouveau scrutin (27 janvier 1878) renvoya M. A. Picard à la Chambre, par 2,529 voix (4,202 votants, 5,943 inscrits), contre 1,653 à M. Rostand, monarchiste.

Il soutint le gouvernement dans les rangs de la majorité opportuniste, fut encore réélu, le 21 août 1881, par 2,266 voix (4,153 votants, 5,845 inscrits), contre 1,807 à M. Rostand, et vota contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pour les cabinets Ferry et Gambetta, pour les crédits de l’expédition du Tonkin.

Candidat sénatorial au renouvellement triennal du 6 janvier 1885 dans les Basses-Alpes, il n’obtint que 55 voix sur 439 votants, et échoua encore aux élections législatives d’octobre suivant, avec une faible minorité.

Il repose dans la 8e division. (Sculpture par Chapu)

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Jules Moiroux, le Père Lachaise, Paris 1908. P.278

(APPL 2016)