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Hommes politiques - Ministres - Représentants du peuple

PICARD Louis Joseph Ernest (1821-1877)

8eme division (1ere ligne, AC, 23)
mardi 12 avril 2016.
 

Avocat et homme politique

Ernest Picard, voit le jour à Paris le 24 décembre 1821

Décédé à Paris le 13 mai 1877

Avocat et homme politique français.

Il est le frère d’Arthur Eugène Picard, dit Picard d’Ambésys (1825-1898), député des Basses-Alpes (1876-1885).

Avocat au barreau de Paris, Ernest Picard se fait rapidement une clientèle importante grâce à sa facilité de parole lors des audiences.

Il est élu député de la Seine en 1858 et s’attache, dans ses discours, à traiter spécialement des questions de finances et administratives. Appelé « le spirituel député de la Seine », il se fait remarquer à l’Assemblée par sa verve.

En 1860, il épouse Sophie Liouville (1839-1923), sœur de Henri Liouville et tante de Jacques Liouville. Le couple a notamment un fils, Paul Ernest-Picard (1868-1948), et postérité.

Réélu en 1863, il s’élève avec force contre le rattachement de la banlieue à Paris et mène d’ardentes campagnes contre le préfet Haussmann.

Réélu en 1869 dans la Seine et dans l’Hérault, il opte pour ce département afin de réserver l’élection à Paris à un membre de l’opposition. Il se fait à l’Assemblée le chef de la « gauche ouverte », admettant la possibilité de s’accommoder avec le Second Empire, mais vote contre la déclaration de guerre à la Prusse.

Devenu, le 4 septembre 1870, membre du gouvernement de la défense nationale et ministre des finances, il contresigne à ce titre l’abolition de l’impôt du timbre sur les journaux tout en s’élevant contre les mesures grévant les finances.

Le 25 janvier 1871, il accompagne Jules Favre à Versailles pour traiter de la capitulation face à Bismarck, puis négocie auprès des banquiers parisiens les 200 millions de la contribution de guerre réclamée par le chancelier prussien.

Au scrutin de 1871 pour l’Assemblée nationale, il échoue à Paris, mais il est élu en Seine-et-Oise et dans la Meuse. Il opte pour la Meuse, se rend à Bordeaux et donne sa démission de ministre, mais il est aussitôt rappelé par Thiers pour prendre le portefeuille de l’intérieur dans le nouveau cabinet.

Picard y procède à un remaniement préfectoral important et prend une part active aux mesures contre la Commune de Paris et contre les soulèvements de plusieurs villes de province.

Attaqué par les républicains comme par les royalistes, il doit démissionner après la défaite de la Commune. Thiers lui propose de devenir gouverneur de la Banque de France, mais Picard préfère le poste d’ambassadeur à Bruxelles, qu’il cumule avec son siège de député.

L’Assemblée le nomme sénateur inamovible en 1875.

Il repose dans la 8e division. Son tombeau est orné d’un médaillon en marbre, oeuvre de Chapu.

Hommage :

Une "rue Paul et Ernest Picard" au Mesnil-Saint-Denis rappelle son souvenir et celui de son fils.

Sources : « Ernest Picard », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition]

Henry Jouin (1897). "La sculpture dans les cimetières de Paris". Nouvelles archives de l’art français 13 : 118.

Jules Moiroux, Le Père Lachaise, Paris 1908, P.278

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