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PETROCOCHINO Thémistocle (1835-1911)

79eme division
lundi 11 avril 2016.
 

Industriel d’origine grecque

Thémistocle Petrocochino voit le jour en 1835

Décédé à Paris en 1911

Industriel et homme d’affaires d’origine grecque

(Revue de presse - Le Figaro - 16 septembre 1911)

M. Thémistocle Petrocochino, dont nous avons hier annoncé la mort, avait été atteint, voici quelques semaines, par la crise qui vient de l’emporter. Il dut alors rentrer à Paris, où les soins les plus diligents lui furent prodigués mais la maladie fut impitoyable.

Ne en Grèce et appartenant à une des familles helléniques les plus respectées et les plus considérables, il avait été naturalisé sujet : russe après les grands s services rendus à la Russie par sa puissante intelligence financière ; il avait mis ses dons remarquables au service de toutes les grandes affaires industrielles chez nos alliés naphtes de Bakou, usine métallurgique de Sornovo, « le Creusot russe », qu’il avait fondé ; chemin de fer de Riasan-Ouralsk, dont il était administrateur, pour ne rappeler ici que ses principales entreprises, Son influence aura été bien longtemps prépondérante sur le marché de Sainte Pétersbourg, et les premières banques de Russie faisaient le plus grand cas des conseils inspirés par son expérience consommée, sa netteté de vues et ses conceptions ingénieuses et fortes, auxquelles on était unanime, à rendre hommage.

Très Français de cœur, M.Thémistocle Petrocôchino partageait sa vie entre Saint-Pétersbourg, qu’il habitait en hiver, et Paris où, pendant le reste de l’année, il avait établi sa résidence au n° 104 de l’avenue des Champs-Elysées, dans un des plus beaux appartements de notre capitale.

Il y vivait entouré de sa charmante femme, née Pollini, d’une si rayonnante beauté, et de ses quatre enfants, dont l’aîné était issu d’un premier mariage.

M. Thémistocle Petrocoohino était officier de la Légion d’honneur.

Les pauvres de Paris pleureront en lui un généreux bienfaiteur ; et tous ceux qui l’ont connu garderont le souvenir d’un homme vraiment supérieur, et qui savait être l’ami le plus sûr, le plus dévoué.

Sources : Le Figaro (16 septembre 1911)

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