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Sciences et Techniques - Mathématiques - Géométrie

POISSON Siméon Denis (1781-1840)

28eme division (3eme ligne, S, 21)
dimanche 7 mai 2006.
 

Mathématicien et géomètre

Siméon Denis Poisson est né le 21 juin 1781 à Pithiviers. Son père est employé à un poste administratif peu important, après une carrière militaire comme simple soldat pendant les guerres du Hanovre. Mais, mal traité par les officiers nobles, il déserte. Il occupe un poste auprès du gouvernement local pendant la Révolution. Son fils est doué de talents prometteurs, son père souhaite l’aider à s’épanouir. Le jeune Siméon Denis est alors envoyé chez son oncle, chirurgien à Fontainebleau. Mais, il apparaît certain très vite qu’il n’est pas fait pour la médecine. Les quelques malheureux patients qu’il opère décèdent dans les heures qui suivent.

Poisson étudie alors à l’Ecole Centrale de Fontainebleau, et réussit à être en première position au concours d’entrée à l’école Polytechnique en 1798. C’est un étudiant brillant. Dès 1800, il écrit deux Mémoires importants, l’un sur la méthode d’élimination de Bézout, et l’autre, sur les équations aux différences finies. Ces ouvrages sont si bons que le second est publié dans le Recueil des savants étrangers, ce qui constitue un honneur exceptionnel pour un homme aussi jeune. Il devient répétiteur à l’école Polytechnique dès son diplôme obtenu, sous la recommandation de Laplace. Il est professeur suppléant en 1802, puis titulaire en 1806, en lieu et place de Fourier que l’Empereur Napoléon a nommé préfet à Grenoble.

On doit à Poisson prés de 400 publications de ses travaux. Il étudie le mouvement du pendule et les petites perturbations des mouvements planétaires. On lui doit également les lois de l’électrostatique, et une définition de l’électricité comme fluide (1812). Il travaille aussi sur les séries de Fourier qui préfigurent ceux de Dirichlet. Il écrit également en 1837, un mémoire important sur les probabilités, Recherches sur la probabilité des jugements en matières criminelles et matière civile, dans cet ouvrage apparaît la distribution qui porte son nom (Distribution de Poisson). L’ouvrage n’est pas tellement remarqué par ses contemporains, mais connaît une forte audience par la suite.

Poisson se désintéresse de la politique, mais pendant l’Empire adhère au principe familial de la République et refuse de prêter serment à Napoléon. Il est légitimiste à la Restauration. En 1821, il est élevé au rang de baron, mais il n’utilise jamais son titre. Il manque perdre ce titre après les Trois Glorieuses, mais le conserve grâce à François Arago.

Il est fait pair de France en 1837. Il collectionne les charges et emplois distingués : astronome au bureau des longitudes, membre de l’Académie des sciences (1812), examinateur pour l’obtention du diplôme de l’école Polytechnique, professeur de mécanique à la Faculté des Sciences, examinateur à l’école de Saint-Cyr (1815), conseiller à l’Université en 1820. Il avait pour devise : La vie n’est bonne qu’à deux choses : découvrir les mathématiques et enseigner les mathématiques. Il reçoit la médaille Coplay en 1832 par la Royal Sociéty.

Siméon Denis Poisson est décédé le 25 avril 1840 à Paris.