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Auteurs dramatiques - Ecrivains - Poétes - Femmes de lettres

PENNINGTON Marie Sarah (1760-1847)

46eme division (1ere ligne, avenue transversale n°1)
vendredi 8 avril 2016.
 

Monument remarquable

Marie Sarah Pennington voit le jour en 1760

Décédée le 20 décembre 1847 à Amiens

Concession à perpétuité n°91,561 Inscriptions : c’est une sainte et salutaire pensée, de prier pour les morts

Dans l’espérance de la résurrection ici reposent les restes chéris de Marie Sarah PENNINGTON, fille unique de Guillaume Michel SALE, descendant des anciennes familles de SALE et d’ARGENT, les anciens seigneurs du village d’Argent, près Sancerre, deptt du Cher, propriétaire de Bledlow Ridge en Angleterre, et de Martha, sa femme, petite fille de Georges Jacques SALE, savant distingué dans les langues orientales, premier traducteur du Coran, épouse de Thomas PENNINGTON, gentilhomme et auteur célèbre en anglais, propriétaire à Thorley en Herts et à Kingsdown en Kent, Angleterre, nièce de madame Elisabeth CARTER, le poète le plus remarquable de son siècle, et la bonne mère de Thomas SALE PENNINGTON, ancien élève de l’école de Charter House à Londres et du collège de la Sainte Trinité à Oxford.

Décédée à Amiens le 20 décembre 1847, âgée de 87 ans. Adieu, ma bonne mère, jusqu’à l’éternité. Sainte Marie, priez pour moi.

À ma bonne et excellente amie, à la plus tendre des mères. Ici repose en paix en attendant l’heure où je pourrai retrouver auprès de toi dans l’éternité, le bonheur dont pendant trente années j’ai joui sur la Terre ! Repose en paix, toi qui entouras mon enfance de soins si tendres et si désintéressés, toi dont l’amour éclairé sut guider vers le bien mon adolescence ! Repose en paix ton petit-fils désolé, les yeux fixés vers le ciel, où il aspire à te rejoindre, n’oubliera jamais les principes et les exemples de vertus de son institutrice si tendrement chérie, il n’oubliera jamais le rare courage avec lequel, supportant les atteintes d’une mort prochaine, tu cherchais à tromper, sa douleur si légitime, en lui montrant les joies d’un rétablissement, quand tu savais hélas ! Notre séparation trop certaine ! Adieu ou plutôt au revoir, tout ce que j’eus de plus cher sur la terre ! Mes larmes couleront toujours sur ta tombe. Mes regrets et ton souvenir dureront aussi longtemps que ma vie.

Sources : Wikimédia Commons et divers

(APPL 2016)

Sources : Paul Bauer (2006) Deux siècles d’histoire au Père Lachaise, p. 628 ISBN : 978-2914611480.