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DURAND Marguerite (1864-1936), une femme atypique

mercredi 26 octobre 2005.
 
Elle fut la fondatrice du cimetière des chiens d’Asnières.

Marguerite Durand - 14.6 ko
Marguerite Durand
 
Issue de la bourgeoisie, elle entame à la Comédie Française une carrière de comédienne qu’elle abandonne en 1888 pour épouser un jeune député boulangiste : elle fait alors ses premières armes de journaliste à la Presse, que dirige son mari. Entré au Figaro en 1891, elle découvre le mouvement féministe en 1896 et s’enthousiasme pour ses idéaux : elle fonde en 1897 la Fronde, entièrement rédigée jusqu’en 1905 par des femmes (Marcelle Tynaire, Séverine...). Elle est de tous les combats féministes, et les campagnes menées par son journal obtiennent quelques beaux succès (possibilité d’être admise à l’Ecole des Beaux-Arts, d’assister aux débats parlementaires, de recevoir la Légion d’Honneur, d’accéder au Barreau...).

Elle crée par la suite plusieurs revues, des syndicats, organise des candidatures féminines aux élections législatives et municipales au sein du parti républicain-socialiste. Elle eut toujours le souci de collecter et de conserver documents et archives relatifs au féminisme : elle fit don de ce fond à la ville de Paris en 1931, qui ouvrit la bibliothèque féministe qui porte son nom (qui se trouve aujourd’hui dans le 13ème arrondissement).

Amoureuse des animaux, excentriques pour son temps, elle se promenait dans les jardins de Monceau avec sa lionne qu’elle avait baptisée Tigre. Tout naturellement, cette militante née s’empara de la cause animale et fut l’instigatrice de l’ouverture du cimetière des chiens à Asnières. Elle repose dans la 10ème division du cimetière des Batignolles.

Philippe Landru