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Dessinateurs - Peintres - Décorateurs

PAJOU Jacques Augustin Catherine (1766-1828)

20eme division (2e ligne, V, 20) (Transféré à l’ossuaire en octobre 1999)
mardi 5 avril 2016.
 

Peintre français

Jacques-Augustin-Catherine Pajou voit le jour à Paris le 27 août 1766

Décédé dans la même ville le 28 novembre 1828.

Peintre français

Fils du sculpteur Augustin Pajou, Jacques Pajou est baptisé le mercredi 27 août 1766 en la paroisse Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris.

On ne sait rien de son enfance.

À l’âge de 15 ans, le 21 janvier 1781, il est un des témoins au mariage de sa sœur Catherine-Flore avec le sculpteur Claude Michel dit Clodion.

En 1784, il est élève de l’Académie royale de peinture et de sculpture ; il tente à quatre reprises de remporter le Prix de Rome de peinture, en vain, bien qu’il soit admis à concourir à chaque fois après les épreuves éliminatoires.

Portrait de la famille de l’artiste...

Une lettre de Girodet à François Gérard éclaire sur ces échecs : « Pourquoi donc Pajou s’est-il encore retiré ayant des espérances ? » (ce qui sous-entend que Pajou n’aurait pas participé aux épreuves finales sans que les raisons soient connues).

En 1792, l’artiste s’engage pour défendre la patrie dans la Compagnie des arts de Paris aux côtés du capitaine Jacques Lemercier (sculpteur), du sous-lieutenant Jean-Baptiste Francesqui (sculpteur, connu sous le nom de Fransechi-Delorme), du sous-officier Louis-François Lejeune (peintre), mais aussi du futur économiste Jean-Baptiste Say.

Portrait de famille...

Aux armées, près de Sedan, il correspond avec son ami François Gérard. Ces lettres, publiées une deuxième fois en 1997, témoignent de la mentalité d’un conscrit, flambant d’enthousiasme au début, puis las de ces campagnes : « Il faudra bien rester ici parce que je ne veux pas me déshonorer aux yeux de mes concitoyens, si toutefois mon physique peut supporter les maux que nous allons souffrir... »

Démobilisé, il participe à la création de la Commune générale des arts, institution remplaçant l’Académie royale de peinture et de sculpture, il en sera un des secrétaires sous la présidence du peintre Joseph-Marie Vien. Le 17 juillet 1795, il se marie avec Marie-Marguerite Thibault (1764-1827) ; son ami François Gérard est son témoin.

Sous l’Empire, il reçoit la commande du portrait du Maréchal Berthier, toujours conservé à Versailles, et il réalise en 1812 un tableau représentant la Clémence de Napoléon envers Mademoiselle de Saint-Simon, pour cette évocation d’un acte politique envers les royalistes français en Espagne, Pajou reçut une médaille d’or. Par son inventaire après décès, en 1828, nous apprenons qu’elle pesait 141 grammes et qu’elle fut prisée 4393frs.

En 1811, à l’instigation de François-Guillaume Ménageot qui connaissait la situation précaire du sculpteur David d’Angers, Jacques Pajou écrit une lettre au maire d’Angers en demandant une aide matérielle pour cet Angevin. Ce document que l’on a longtemps cru signé d’Augustin Pajou est en fait signé Pajou peintre d’histoire. L’aide fut accordée et elle est considérée comme essentielle pour la réussite professionnelle du sculpteur.

La bataille de Marengo...

En 1814, il peint trois tableaux qui célèbrent le retour des Bourbons : Tête d’étude représentant la Paix avec les attributs de l’Abondance, Composition allégorique sur la régénération opérée en France par le retour du souverain légitime, Le Retour de Louis XVIII, tableau allégorique.

Cette dernière œuvre est exposée au Salon de 18148. En 1823, il démissionne de l’association Les Enfants d’Apollon en raison de son état de santé ; il est en effet « cruellement tourmenté depuis une année par un tremblement continuel »9.

Il meurt en 1828 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Son fils Augustin-Désiré Pajou fut lui aussi peintre.

Œuvres :

Portrait du Maréchal Berthier...

1788, La Mort de Géta dans les bras de sa mère par ordre de Caracalla son frère, Salon de 1791, n° 29, signé et daté 1788, tableau provenant du château de la Frémoire à Vertou, vendu 360 000 francs en 1992, déposé à la Staatsgalerie de Stuttgart, un dessin préparatoire est conservé à Cambridge, Fitzwilliam Museum, donné par le peintre gallois Sir Frank Brangwin en 1943.

1789 Le Christ guérissant la belle-mère de Pierre, Paris, Chapelle de l’Hôpital de la Salpêtrière.

1793, Le Départ de Régulus pour Carthage, Salon de 1793, n° 388 bis, Paris, musée du Louvre, don, en 1964, de Mesdames Solvay et Petit-Collot en souvenir de leur mère Madame Thérèse Vaillant.

Louis Jérôme Gohier 1802 (ou 1805), Madame Gohier 1805, Paris, Musée Carnavalet, cette paire de portraits fut acquis en 1902.

1803, Portrait de Frédéric-César de la Harpe, Lausanne, musée historique.

Vers 1802, Portrait de Famille, Paris, musée du Louvre, don des Amis du Louvre en 2014.

1812, La Clémence de Napoléon envers Mlle de Saint-Simon, exposé au Salon de 1812, n° 692 n’est plus localisé de nos jours, la composition est connue par une gravure au trait publiée par Charles Paul Landon dans les Annales du musée, 1812. Parmi les officiers auprès de Napoléon on reconnait Roustam Raza, et aussi un cavalier polonais. Ce tableau fut commenté par le critique René-Jean Durdent : Galerie des peintre français du Salon de 1812, p. 68 : D’autres encore font preuve de talens héréditaires : M. Pajou a peint, dans un grand tableau, le trait de clémence de S. M. l’Empereur et Roi envers M. de Saint-Simon. L’ordonnance en est belle, et plusieurs figures ont beaucoup d’expression.

1814, Portrait de deux sœurs, Mesdemoiselles Duval, filles de l’auteur dramatique Alexandre Duval, provenance : Hortense Berthoulat née Sintôt, directrice des Cantines de l’Union des Femmes de France, chevalier de la Légion d’Honneur, sa vente le 11 février 1942, Paris, Hôtel Drouot, n° 21, planche II. Ce tableau retrouvé en Allemagne, après 1945, fut attribué au Louvre par l’Office des Biens Privés. (Photo 1)

1818, La Consécration de sainte Geneviève, Paris, église Saint-Germain-l’Auxerrois, Salon de 1819.

1819, Portrait de Jules Belin de Launay et de sa sœur aînée, dessin, 56,4 par 42,2. Selon une inscription les fleurs en médaillons sont de « Magni d’après Bessa » (musée Magnin, Dijon).

La Clémence de Napoléon envers Mlle de Saint-Simon

Départ de Régulus pour Carthage...

Catherine-Flore Pajou :

La sœur de l’artiste ne mérite peut être pas un article, mais il serait dommage de ne rien dire de la « tante Cocotte », comme l’appellent encore les descendants de son frère. Son mariage avec le sculpteur Clodion, bien plus âgé qu’elle, ne fut pas heureux et se termina par un divorce.

De Montpellier, chez son ami Riban, où il s’était rendu en l’an III, Augustin Pajou écrit à son fils : « ... Ce bon captif t’embrasse, ainsi que ta sœur qui ne mérite guere cette marque de ton amitié par sa négligence. Je n’en dit pas d’avantages sur cet article, car une rame de papier ne suffiroit pas pour décrire toutes les plaintes que nous avons à faire contre elle, et si elle à un conscience, elle doit sentir que nous avons grandement raison. »

En 1795, elle se remarie avec Pierre-Louis Martin dit Saint-Martin (1753-1819).

Ce personnage fut portraituré par Philippe-Auguste Hennequin, œuvre cataloguée par Jérémie Benoit, n° P.47 de son catalogue. Flore Pajou divorce un seconde fois en l’an X. Elle meurt le 9 décembre 1841 au 30, rue de l’Odéon, à Paris.

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Sépulture reprise administrativement en octobre 1999. (Dixit D. Gabrielli, le Dictionnaire historique du Père Lachaise. 002)

Sources : Wikipédia et divers (2016)

(APPL 2016)