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Banquier - Homme d’affaire - Philantrope

AGUADO Alexandre Marie (1784-1842) (45)

45eme division (1ere ligne, O, 17)
jeudi 4 mai 2006.
 

Banquier, ami des artistes et collectionneur

Alexandre Marie Aguado, marquis de Las Marismas del Guadalquivir, vicomte de Monte Ricco, est né le 29 juin 1784. Il voit le jour dans une famille juive de Séville. Pendant l’occupation française en Espagne, sous le règne de Joseph Bonaparte, Aguado sert la France. Après la bataille de Baylen en 1808, il entre dans l’armée française et arrive jusqu’au grade de colonel. Il sert alors comme aide-de-camp du maréchal Soult, duc de Dalmatie.

Après la chute de Joseph Bonaparte, Aguado s’exile en France. En 1815, il se lance dans les affaires à Paris. Il a de puissantes relations, grâce à sa famille, à La Havane et au Mexique. En très peu de temps, il accumule une grande fortune lui permettant de créer une maison de banque. Ferdinand VII et le gouvernement espagnol lui donnent carte blanche pour négocier les emprunts de 1823, 1828,1830 et 1831. Le Roi d’Espagne lui donne le titre de marquis, et le décore de plusieurs ordres. Il obtient d’importantes concessions minières en Espagne. Aguado négocie de même, l’emprunt grec de 1834.

A sa demande, il obtient la nationalité française en 1828. Il est propriétaire de grands domaines en France, dont le vignoble de Château Margaux. En 1829, il achète un hôtel particulier, 6, rue Drouot à Paris, qui deviendra un jour notre mairie du 9e arrondissement. Il possède également un château à Evry sur Seine, Petit-Bourg. Il devient maire de la commune en 1831. Il achète le château de Grossouvre en 1833.

C’est un amateur d’opéra éclairé, il est l’ami de Gioacchino Rossini. Il est commanditaire associé dans l’exploitation de l’Opéra de Paris. Il a trois fils comme descendance dont : Olympe Aguado (1827-1894), photographe, et Onésipe vicomte Aguado, également photographe. Alexandre Aguado s’est éteint le 14 avril 1842 à Gijon en Espagne. A sa mort, il laisse une fortune estimée à soixante millions de francs, et une magnifique collection de tableaux, en majeure partie de l’école espagnole, achetée par l’état français.

Son tombeau est orné de deux statues, Les Arts et La Bienfaisance, dues au sculpteur RAMUS.

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