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NIEUPORT Charles (1878-1913)

66eme division
samedi 2 avril 2016.
 

Industriel français de l’aéronautique

Charles Nieuport voit le jour à Lagny (S-et-M) le 4 août 1878

Décédé le 24 janvier 1913 à Méréville (Essonne)

Au cours d’un vol de démonstration

Industriel et aviateur

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Revue de presse (Le Parisien)

« L’Abeille étampoise », le journal local de l’époque, en a fait ses gros titres pendant de longues semaines. Aujourd’hui, un siècle après le crash d’un aéroplane, la municipalité de Méréville rend hommage à Charles Nieuport et René Guillot.

Il y a cent ans, ce pionnier de l’aviation et son mécanicien ont trouvé la mort dans un accident d’avion au-dessus de Méréville. Un événement qui a beaucoup marqué localement, et qui continue d’alimenter la curiosité des habitants. Curiosité qui devrait être satisfaite grâce à deux expositions qui s’ouvrent aujourd’hui*.

Au début du XXe siècle, Charles Nieuport et son frère Edouard se font vite connaître par leur passion pour l’aviation. Avides de performances, ils développent des appareils de plus en plus puissants, allant de plus en plus vite.

C’est en essayant l’un d’eux qu’Edouard périt en septembre 1911, à l’âge de 36 ans. Son frère Charles connaîtra le même sort à peine deux ans plus tard, à 34 ans.

« Ce 24 janvier 1913, Charles Nieuport et son mécanicien René Guillot étaient à Etampes pour présenter un nouvel appareil à l’armée, relate Bernard Bivel, responsable de la Société historique de Méréville.

On ne sait pas trop ce qui s’est passé, certains parlent de surchauffe de l’aéroplane... Toujours est-il que l’appareil s’est écrasé à Méréville, ne laissant aucune chance au pilote et à son mécanicien. »

Ce sont les cultivateurs du coin qui découvrent les corps complètement disloqués de Charles Nieuport et de René Guillot. Edouard Bouquerel, un des premiers témoins civils de l’accident, a retrouvé l’hélice de l’appareil. Sa famille en a fait don à la Société historique de Méréville, qui l’expose à partir d’aujourd’hui parmi d’autres objets de l’époque.

« Dessus, il y a plusieurs inscriptions, indique Bernard Bivel. Le N de Nieuport, et 80, pour rappeler que l’aéroplane était puissant de 80 chevaux.

Edouard Bouquerel avait aussi ramassé un blouson et un casque, mais ces affaires ont depuis disparu, malheureusement. »

La stèle auprès de laquelle la municipalité invite à rendre hommage à ces pionniers de l’aviation n’a pas été érigée tout de suite. « C’est en 1919 que le monument aux deux morts a été installé route de Monnerville, rappelle Bernard Bivel.

La mairie de l’époque avait voulu le faire avant, mais la guerre l’en avait empêchée. Cet événement tragique avait fortement marqué la population, qui voulait même qu’une rue de Méréville porte le nom de Charles Nieuport.

 » Il faut rappeler qu’au-delà du crash traumatisant, la population du Sud-Essonne vouait aux aviateurs de l’époque un certain culte. « Mon grand-père me racontait que les familles avaient pris pour habitude de sortir le dimanche à pied jusqu’à l’aérodrome de ville sauvage à Etampes (NDLR : l’aérodrome de Mondésir n’existait pas encore), confie Bernard Bivel. Ils regardaient les monoplanes et les biplanes voler, ça les ravissait. » Sans télévision, ils profitaient ainsi de l’entraînement des pionniers de l’aviation.

Quelques mois après la mort de Charles Nieuport, les Nieuport I et II sont sortis. Des avions de chasse qui ont fait leur preuve pendant la Première Guerre mondiale.

Sources : Le Parisien - CÉCILE CHEVALLIER | 16 Mars 2013, 07h00 | MAJ : 16 Mars 2013, 05h47

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