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Grandes familles de France

CAUMONT-LA-FORCE François Edmond Nompar, comte de (1794-1832)

24eme division
jeudi 4 mai 2006.
 

Une prestigieuse famille aristocratique

François Edmond Nompar de Caumont-La-Force est issu d’une famille extrêmement importante du gotha, dont les ramifications dans l’histoire de France sont probablement insoupçonnées.

Il a vu le jour en 1794 et a épousé une princesse russe, Catherine Galitzine, dont l’ancêtre était le comte de Schouvaloff, ambassadeur de Russie et ami de Voltaire.

Il décéda le 25 avril 1832 et repose désormais dans une concession acquise par sa femme. Auprès de lui son fils, le dixième duc de La Force, Edmond Michel Philibert Nompar de Caumont, lequel, né le 20 août 1818, est mort à Créteil dont il était le maire en fonction, le 15 mars 1857, au château des Mèches, que son épouse, une riche douairière britannique Charlotte Georgina Henriette Smythe, avait édifier, et qui sert de nos jours de résidence au préfet du Val de Marne.

La maison Caumont est originaire du midi de la France et est née peu de temps avant le passage au deuxième millénaire de notre ère. La plupart de ses membres prirent activement part aux croisades. Quelques décennies plus tard, il se lièrent aux famille Foix et Albret, et se convertirent finalement au protestantisme. Une grande partie de cette famille fut décimée à la Saint-Barthélemy. Jacques Nompar de Caumont y échappa de justesse en se dissimulant sous les cadavres de ses proches.

Depuis ce jour terrible, il devint le proche compagnon d’Henri IV, à tel point qu’il fut éclaboussé par le régicide Ravaillac. En 1637, ce personnage accéda à la dignité de duc et de pair, et associa son nom au duché-pairie de La Force. Deux de ses petites-filles se distinguèrent. L’une - Charlotte - en épousant Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, glorieux militaires français que Napoléon 1er transféra de la nécropole royale de Saint-Denis aux Invalides, et l’autre - Charlotte Rose - en publiant des récits historiques sous le nom de Mademoiselle de La Force. Sous le règne du Roi Soleil, bien que la révocation de l’Édit de Nantes l’obligea à abjurer, la maison Caumont est encore présente au plus au niveau par l’entremise du tonitruant Duc de Lauzun, époux de la Duchesse de Montpensier et favori de Louis XIV.

Dans d’autres sépultures de la vingt-quatrième division, nous trouvons un encore des ducs de Caumont-La-Force. Il y a d’abord Auguste de Caumont qui a vu le jour en 1803 et qui repose auprès de son épouse, Antonine Charlotte de Vischer de Celles, laquelle est la petite-fille de Valence, et par conséquent, l’arrière-petite-fille de Madame de Genlis. Ses deux ancêtres qui reposent dans le même secteur. Et il y a aussi Olivier Auguste Nompar de Caumont, né le 12 avril 1839 et mort le 22 janvier 1909. Ce dernier est inhumé auprès de son épouse, Blanche Élisabeth de Maille de la Tour-Landry, fille du comte de Maille et arrière-petite-fille du Duc de Plaisance, troisième consul. Ils dorment tous deux aux côtés de leur fille Élisabeth, née le 25 juillet 1877, et décédé à Cambo-les-Bains le 7 août 1919. Elle était l’épouse du sculpteur et aquarelliste Gaston de Luppé.

Ailleurs dans cette nécropole nous trouvons encore quantité de parents connus de cette prestigieuse famille aristocratique. Notamment la famille Guigues de Moreton de Chabrillan dont nous trouvons des échantillons dans les divisions trente-six et soixante-sept, et dont les ressortissants sont affiliés à la famille régnante de Monaco et furent très proches du comte de Provence, futur Louis XVIII, dont la favorite, la comtesse de Balbi, qui est inhumée dans la vingt-huitième division, est aussi une Caumont-La-Force.

Au vingtième siècle, parmi la descendance des personnes précitées, nous trouvons une grande figure de l’aviation et un célèbre académicien.

Crédit photo : Annie_Spire photo (APPL 2007 - Tous droits réservés)