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Peintres - Dessinateurs - Ilustrateurs

PISSARRO Camille (1830-1903)

7eme division
vendredi 28 avril 2006.
 

Le doyen de l’impressionnisme

Camille Pissarro est né dans l’île de Saint Thomas le 10 juillet 1830. D’un père juif français d’origine portugaise, émigré dans cette colonie danoise des Antilles.

Abraham, est commerçant en quincaillerie et la mère est une créole des Antilles danoises du nom de Rachel Manzano-Pomie. Le jeune Camille est envoyé suivre sa scolarité de 1842 à 1847 dans un pensionnat d’un petit village des environs très proches de Paris : Passy.

Dès cette époque, il dessine à la campagne et est assidu de la visite des musées parisiens. Il revient à Saint-Thomas et rencontre le peintre danois Fritz Melbye, avec qui il se lie d’amitié Il s’enfuit avec ce dernier en 1852 pour échapper à l’emprise de son père et à son entreprise, vers Caracas au Venezuela où il restera deux ans. En 1855 son père finit par céder à sa volonté de devenir peintre et l’envoie de nouveau à Paris pour suivre une formation plus sérieuse. Il est accueilli par la branche française de la famille qui lui apporte son soutien financier.

Pissarro suit une formation à l’Académie Suisse, mais pas de façon régulière, il se contente de travailler occasionnellement dans cet atelier parisien prestigieux créé en 1815, successivement dirigé par David, Gros, Delaroche, et sous la direction du peintre suisse Charles Gleyre qui, depuis 1844, met à la disposition des jeunes artistes un atelier et des modèles. L’Académie Suisse ne dispense pas de cours, mais permet aux jeunes peintres d’étudier ensemble le nu, le coût d’un modèle étant trop onéreux pour un artiste seul. C’est là qu’il fait la connaissance de Claude Monet en 1859, de Guillaumin et de Paul Cézanne en 1861.

A cette époque, il peint dans les environs de Paris sur les bords de la Seine, de l’Oise et de la Marne. Son art suit particulièrement le style de Camille Corot, dont il admire les œuvres lors de l’Exposition Universelle de 1855. Il rencontre l’artiste, et c’est là que naît sa vocation de peintre paysagiste.

Il envoie sa première œuvre au Salon et y est admis à exposer. Ill rencontre Julie Vellay en 1860 et entre en ménage avec elle. Le couple aura huit enfants. La famille s’installe à Pontoise, puis à Louveciennes en 1869, mais il garde un appartement à Paris d’où il peut se rendre aux rendez-vous du Café Guerbois. Il fait la connaissante d’Edouard Manet en 1866. Sauf en 1867, il expose régulièrement au Salon, mais sans occasionner de ventes substantielles, il connaît longtemps des difficultés financières pour subvenir aux besoins de sa famille. A Pontoise, il travaille avec Guillaumin, il rend de nombreuses visites au Docteur Gachet à Auvers-sur-Oise, ce dernier soigne l a mère de Pissarro.

Lorsque éclate la guerre de 1870, Pissarro, de nationalité danoise, se réfugie à Londres auprès de Monet, après un court séjour en Bretagne. Contraint de laisser tous ses tableaux à Louveciennes (avec ceux de Monet), les prussiens s’en servent de planches à débiter la viande. Ils seront pour la plupart détruits. Après la guerre, il retourne s’installer à Pontoise où il séjournera dix ans. Entre Pissarro et Cézanne commence une collaboration qui durera du printemps 1872 à la fin mai 1874. Cézanne s’installe avec sa famille à Pontoise tout d’abord, puis à Auvers-sur-Oise en 1873 dans un logement fourni par le Dr Gachet.

1874 est l’année de la première exposition impressionniste, Pissarro, leur doyen, participe aux huit expositions du groupe. Vers 1882, Pissarro s’installe à Osny, proche de Pontoise où il continue son œuvre. Paul Gaugin fait parfois partie de son cénacle d’amis. En 1884, il s’installe à Eragny, prés de l‘Epte où il résidera jusqu’à sa mort. Pissarro est décédé en 1903.

Crédit photo : Hugo_photo (APPL 2005)