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Sculpteurs - Statuaires - Arts de la pierre et du marbre

FROMENT-MEURICE Jacques Charles François (1864-1947)

19eme division
samedi 26 mars 2016.
 

Sculpteur français

Jacques Charles François Marie Froment-Meurice, né à Paris le 7 octobre 1864, mort à Maisons-Laffitte le 9 décembre 1947 est un sculpteur français. Il fut élève de Chapu.

Appartenant à une célèbre famille d’orfèvres joailliers parisiens, le petit-fils de François-Désiré Froment-Meurice embrasse une carrière de sculpteur.

Il épouse le 16 mai 1899 à Paris Jeanne Lesbros-Ritt (1878-1965), dont il a trois filles. Ses parents Émile Froment-Meurice (1837-1913) et Rose Tassin de Moncourt (1839-1913) meurent tous deux dans l’écroulement de leur hôtel particulier, situé au no 46 de la rue d’Anjou à paris.

Projet pour le mémorial du Mort-Homme...

Il rencontre probablement en préparant l’école de Saint-Cyr au Collège Stanislas de Paris, le sculpteur parisien Henri Chapu, demeurant alors rue du Montparnasse.

Il se spécialise dès lors dans les bronzes animaliers. Fort de grandes qualités d’observation, il se spécialise notamment sur les équidés, et réalise une importante série intitulée « Les Gestes des ânes ».

Par ailleurs, Jacques Froment-Meurice élargit son travail en contribuant à des mausolées en mémoire de personnages célèbres, dont témoignent le Monument à Frédéric Chopin à Paris ou celui à Théodore Géricault. Tous deux reflètent notamment l’influence de son maître Chapu, qui avait réalisé les monuments à Gustave Flaubert et à la comtesse d’Agoult.

Il présente plusieurs fois ses œuvres au Salon des artistes français, dont en 1905 (extrait du catalogue) :

1770. - « Le duc d’Aumale montant sa ponette Pélagie », souvenir de Chantilly (statuette équestre, plâtre patiné) ;

1771. - « Le retour du marché de Bayonne ». impression du Pays basque (groupe plâtre patiné) ;

1772. - « Bouvillons et marchands de bœufs à la foire de Bidacke », impression du Pays basque (haut relief bronze) ;

1773. - « La Courbette » qui appartient à la série « Les Gestes des ânes », socle de Ch. Hairon (bronze, cire perdue).

Au tournant du XIXe et du XXe siècle, son œuvre témoigne d’un intérêt grandissant pour le nouvel art émergeant : le style Art nouveau.

Œuvres :

Le Mort-Homme : Monument élevé à la mémoire des soldats de la 69e division.

Le Pèlerin, buste d’homme, bronze, 2e quart 20e s., Musée des beaux-arts, Nantes, n° inv. 2335.

Transport du marbre de Carrare, bronze, 2e quart 20e s., Musée de Grenoble, n° inv. MG.2698.

Le Pèlerin, statue, plâtre préparatoire, avant 1934, Musée de la Société des antiquaires de l’Ouest, Poitiers, n° inv. SECT128, œuvre détruite vers 1950.

Primavera, jeune fille, statue, marbre, 2e quart 20e s., Musée des beaux-arts, Bordeaux, n° inv. Bx.E1464 ; Bx.M7203.

La Fuite du temps ou la chevauchée, haut-relief, fonte, bronze enchâssé dans la pierre, 1er quart 20e s., Musée des beaux-arts, Bordeaux, n° inv. Bx.E1465 ; Bx.M12586.

Chopin au piano, plâtre préparatoire, Musée de la vie romantique, Paris.

Chopin au piano et sa muse, haut-relief, marbre, Parc Monceau, 1906, Paris.

Combat du chien et du gentilhomme (légende du chien de Montargis et du Chevalier Macaire), Salle des fêtes, Montargis.

Le Squelette sculpture, don de l’amicale des Anciens de la 69e D.I., Côte 304, Verdun.

Abbé Charles Biehler (1845-1906), s.m., mathématicien, bas-relief, marbre, 1908, Collège Stanislas, Paris.

Monument aux morts, pierre, 1925, quartier Chardonnet, Saumur.

Alfred, pingouin royal vu de face, bronze patiné, collection privée.

Hommage à Géricault, bronze patiné noir, sur socle marbre noir veiné (51 h. x 78 cm)

Les Gestes des ânes, série de bronzes animaliers

Le Chien de Montargis

Meissonnier sur son cheval Rivoli

Sources : Wikipédia/Wikimédia Commons et divers

(APPL 2016)