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Sciences et Techniques - Orfèvrerie

FROMENT-MEURICE Emile 1837-1913)

19eme division
samedi 26 mars 2016.
 

Orfèvre français

Émile Froment-Meurice est un orfèvre et joaillier parisien (né le 21 mars 1837 à Paris et décédé dans la même ville le 21 avril 1913).

Il a réalisé un très grand nombre d’œuvres pendant le Second Empire et pendant la IIIe République.

Émile est le petit-fils d’un orfèvre, François Froment (1773-1803) et fils d’un autre orfèvre, François-Désiré Froment-Meurice (1802-1855).

Il reprend l’atelier de son père à la mort de celui-ci et en prend la direction à sa mère en 1859.

Il s’installe 52, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Il débute à l’exposition universelle de 1867 où la maison Froment-Meurice expose notamment un monumental dessus de cheminée, destiné à l’Hôtel de ville de Paris où il disparaîtra dans l’incendie de la Commune.

Comme son père, il est fournisseur officiel de la ville de Paris, mais il fournit aussi Napoléon III, ou le duc d’Aumale à son retour d’exil dans son château de Chantilly. Il y réalise notamment des cadres pour des œuvres et des garnitures de cheminées.

Il se retire en 1907 sans successeur.

Il est le père de Jacques Froment-Meurice, sculpteur, élève d’Henri Chapu. Avec son épouse, Rose Tassin de Moncourt (1839-1913), mariés depuis le 27 mars 1862, il meurt brutalement dans l’écroulement de son hôtel particulier, situé au n°46 de la rue d’Anjou à Paris.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (19e division).

Œuvres conservées dans des musées ou collections publiques :

Boîte à bijoux, 1867, Musée d’art du comté de Los Angeles

berceau d’apparat offert au prince impérial Eugène-Louis Napoléon, né en 1856, par la Ville de Paris, musée Carnavalet.

reliquaire-monstrance dit reliquaire de Notre-Dame des Malades, 1861, église Saint-Laurent à Ornans, classé monument historique

surtout de Napoléon III aux fritillaires, présenté à l’exposition universelle de 1867, musée des arts décoratifs de Paris

montre en or et argent, 1867, ayant appartenu au peintre Thomas Creswick, Victoria and Albert Museum, Londres

boîte à bijoux réalisée avec Jean-Jacques Feuchère et Félix Duban, 1867, Musée d’art du comté de Los Angeles

bague commémorant les bombardements prussiens lors du Siège de Paris (1870), 1871, Victoria and Albert Museum

coupe de girasol montée en or émaillé, 1878, musée Condé, Chantilly

reliure d’un recueil de ballades et chansons du xve siècle, argent, grenat, émail et vermeil, aux armes du duc d’Aumale, 1880, musée Condé

épée d’honneur du duc d’Aumale, 1888, musée Condé, Chantilly

burettes et plateau en argent pour la chapelle Saint-Louis du château de Chantilly, 1891

plat en argent, 1892, Victoria and Albert Museum

reliure du bréviaire de Jeanne d’Évreux, 1894, musée Condé

calice du Musée du Château de Vitré, vers 1900

ciboire en argent, vers 1900, collégiale Saint-Martin-de-Brive à Brive-la-Gaillarde, classé monument historique

verseuse en argent gravé et ciselé, 1900-1907, musée des arts décoratifs, Paris

Sources : Wikipédia/Wikimédia et divers

(APPL 2016)