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Sculpteurs et Fondeurs

DAVID D’ANGERS Pierre Jean (1788-1856)

39eme division
jeudi 27 avril 2006.
 

Le sculpteur du fronton du Panthéon

et de

beaucoup de monuments au Père-Lachaise

Pierre Jean David dit David d’Angers, voit le jour à Angers le 12 mars 1788 et mort à Paris le 5 janvier 1856.

Sculpteur et statuaire français.

Il débuta ses études artistiques sous la direction de Marchand et Jean-Jacques Delusse professeurs à l’École centrale d’Angers entre 1806 et 1807.

Il vint jeune à Paris, étudia sous la direction des sculpteurs Augustin Pajou et Roland et du peintre Louis David. Remportant le grand prix de Rome en 1811 avec le bas-relief Mort d’Épaminondas, il partit pour la villa Médicis à Rome.

Peu après son retour, il exécuta la statue du Grand Condé, qui figure dans la cour d’honneur de Versailles ; il fut élu en 1826 membre de l’Institut de France et nommé, la même année, professeur à l’École de Peinture et de Sculpture. Il a produit une foule d’ouvrages de genres divers, monuments, tombeaux, statues, bustes, médaillons, bas-reliefs. Préférant le réel à l’idéal, il s’attacha surtout à la fidèle représentation des personnages illustres.

Fils d’un soldat retraité de la république qui exerçait, dans sa ville natale, la profession de sculpteur-ornemaniste, David débuta ses études artistiques sous la direction de Marchand et Jean-Jacques Delusse professeurs à l’École centrale d’Angers entre 1806 et 1807.

Son père s’opposa à la résolution de son fils de se rendre à Paris pour accomplir sa vocation, refusant de financer son départ. Après une tentative ratée de suicide son père le laissa partir pour Paris avec 45 francs que lui rassemblèrent sa mère et ses sœurs, et 50 francs que lui prêta son maître, Delusse.

À Paris, en 1808, David, sculpta des ornements à l’arc de triomphe du Carrousel, puis au Louvre. Il travailla à la frise de cet édifice.

En 1809, il obtient une médaille à l’Académie, et fut remarqué par son homonyme le peintre David, qui, lui servit de protecteur et le fit travailler dans son atelier. Il suivit aussi l’enseignement des sculpteurs Augustin Pajou et Roland. Ses ouvrages, exposés un peu plus tard au concours d’essai, lui permirent de bénéficier d’une pension de six cents francs votée par la ville d’Angers.

Il remporte en 1810, le second prix de sculpture, et en 1811 le grand prix de Rome avec le bas-relief Mort d’Épaminondas. Il partit comme pensionnaire de l’école française à Rome.

L’ouvrage couronné fut envoyé par l’artiste au musée de sa ville natale, comme l’avait été celui de son second prix (Othryadès). En Italie, Michel-Ange et Raphaël furent ses deux sources d’inspiration dans ses voyages et dans le cours de ses études.

Après son séjour à Rome, David traversa la France pour se rendre à Londres, où il rencontre l’artiste Flaxman, et travailla au monument de Wellington. David revint à Paris en 1818.

La patrie couronnant les hommes illustres, bas-relief du fronton du Panthéon de Paris (1837)

Le pouvoir royal lui confie l’exécution de la statue du Grand Condé, qui figure dans la cour d’honneur de Versailles. En 1825, sa réputation établie, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur et, en 1826, il fut élu membre de l’Institut de France et nommé, la même année, professeur à l’École de Peinture et de Sculpture.

Il a produit une foule d’ouvrages de genres divers, monuments, tombeaux, statues, bustes, médaillons, et bas-reliefs, dont le célèbre fronton du Panthéon de Paris en 1837. Préférant le réel à l’idéal, il s’attacha surtout à la fidèle représentation des personnages illustres.

David d’Angers produit une grande quantité d’ouvrages d’inspirations et de genres divers, monuments, tombeaux, statues, bustes, médaillons, bas-reliefs, qui tous sont empreints d’un talent réel et énergique. Il préfère le réel à l’idéal, et s’attache surtout à la fidèle représentation des personnages illustres.

Par exemple, sur les haut- reliefs du monumental tombeau du général Foy, on distingue et reconnaît parfaitement les personnalités célèbres suivant le convoi.

En 1848, il est élu représentant du peuple par le département de Maine-et-Loire et, en 1852, il quitta la France et fit route vers la Grèce. Sa santé déclinant , il rentra en France où il mourût le 5 janvier 1856. Daniel Halévy a lu, à l’Institut, en 1857 une Notice sur sa vie et ses ouvrages.

Il a été le professeur de Geoffroi-Dechaume, Eugène Faure et Hippolyte Maindron. Il est enterré dans la 39e division du cimetière du Père-Lachaise à Paris, où il côtoie plus de 10 de ses œuvres.

Une galerie installée dans une ancienne abbaye (abbaye Toussaint) du XIe siècle lui est consacrée à Angers, à proximité du château. Les plâtres de ses sculptures y sont présentés.

Musée David d’Angers À Angers

Après avoir été accueillie pendant plus de 150 ans dans le réfectoire du musée des Beaux-Arts d’Angers, la galerie David d’Angers a été transférée en 1984 dans l’abbaye Toussaint d’Angers entièrement restructurée.

© L’Internaute Magazine / Tiphaine Bodin

C’est dans ce lieu lumineux, (le toit de cet ancien lieu de culte est, à présent une immense verrière), que sont présentés au public pas moins de 23 statues monumentales, le fronton du Panthéon de Paris, 44 bustes et une centaine de médaillons.

La Galerie à Angers montre la plupart des sculptures sous forme de plâtres d’atelier, qui sont l’étape préparatoire à l’œuvre définitive, celle-ci étant coulée en bronze, sculptée en marbre ou en pierre. Le plâtre porte donc la marque de l’artiste, les oeuvres en marbre ou en bronze étant réalisées ensuite par des praticiens.

Sources : Wikipédia et divers

Crédit photos : Archives et divers