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SAINT VICTOR Paul Bins, comte de (1827-1881)

9eme division (1ere ligne, AC, 18)
jeudi 27 avril 2006.
 

Les deux masques

Paul Jacques Raymond Bins, comte de Saint Victor est né le 11 juillet 1827 à Paris.

Fils du comte Jacques de Saint Victor (1772-1858), auteur de la poésie L’Espérance, et connu par une excellente traduction des vers d’Anacréon. Paul est helléniste et historien, il fut l’ami des Goncourt.

Il défendra Henriette Maréchal, et Edmond de Goncourt sera le parrain de sa fille Claire. Il voyagea beaucoup avec les deux frères, mais se brouilla avec eux, en partie à cause de sa liaison avec une sœur de Rachel, Lia Félix.

Il fut le secrétaire d’Alphonse de Lamartine en 1848, ce dernier le fit entrer en 1852 au journal Le Pays, fondé en 1849 par Charles Alletz et de Bouville, où il s’occupa des feuilletons dramatiques malgré son aversion pour le théâtre.

En accord ses principes démocratiques, Paul de saint Victor cesse d’employer son titre de comte. Il commence sa carrière en tant que critique dramatique en 1851.

Le travail de Saint-Victor réside en des articles, la collection autorisée est parue sous le titre, Hommes et Dieux (1867).

On lui doit aussi la publication des Deux Masques, ouvrage inachevé par la mort de l’auteur.

Dans ce livre, l’auteur passe en examen la totalité de la littérature, des temps antiques à la période moderne, le corps enseignant critiqua vertement Saint-Victor lors de la parution.

Grâce au soutien de Théophile Gauthier, il s’affirme dans son œuvre. En 1870, pendant les derniers jours du Second Empire, il est nommé inspecteur général des Arts et lettres. Pour Claudin, il est l’égal de Balzac, Dumas ou Gautier. Il écrivait avec grandiloquence, avait une admiration sans borne pour les auteurs nobles, ce qui ne l’empêchait pas de réclamer aux obsèques d’Henri Murger, qu’on lui prêtât Le Diable au Corps d’Andréa de Nerciat.

En 1851, il fait partie de la même bohême que Barbey d’Aurevilly. Saint Victor est très proche de Théophile Gautier dont il prit la succession à La Presse en 1855. L’écrivain Edmond About l’attaque dans son Figaro, en signant Valentin de Quevilly des Lettres d’un bon jeune homme. Lorsque les Goncourt écrivent Les Hommes de Lettres, Saint-Victor est un personnage influent, tandis qu’eux, non.

Paul de Saint-Victor s’est éteint le 9 juillet 1881 à Paris.

Sa tombe est ornée d’un buste en bronze oeuvre d’Eugène Guillaume (1882).