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Monuments remarquables - Sculptures

KLAGMANN Jean-Baptiste (1810-1867)

67eme division (1ere ligne, AB, 9)
mardi 22 mars 2016.
 

Sculpteur français

Jean-Baptiste-Jules Klagmann, voit le jour le 1er avril 1810 à Paris

Décédé le 18 janvier 1867

Sculpteur français.

Élève du sculpteur néoclassique Jules Ramey à l’école des beaux-arts de Paris, Klagmann est parallèlement initié à l’art de la Renaissance par Jean-Jacques Feuchère. Il débute au Salon de 1831, en plein essor de la sculpture romantique, avec une esquisse de l’Attaque des Titans contre Jupiter.

À l’issue de son séjour en Angleterre, Klagmann est persuadé de l’urgence à préserver le savoir-faire des artisans d’art français, ceux-ci risquent de se faire concurrencer par l’industrie anglaise.

Il dépose plusieurs projets qui aboutiront, en 1864, à la création de l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie. Il en fut le premier président honoraire et figure parmi les trente cofondateurs d’une institution qui fédère artistes et industriels dans une sorte de modus vivendi qui permet d’élaborer une industrie de l’art décoratif.

L’œuvre :

Klagmann s’illustre principalement comme sculpteur-décorateur. Il travaille notamment pour la porte des Séances du Sénat et les boiseries de son hémicycle, ainsi que pour les décorations de la deuxième Salle Favart de l’Opéra-comique à Paris.

Dans les années 1840, il réalise les quatre fontaines représentant les quatre fleuves de France (Garonne, Loire, Saône, Seine) pour la fontaine du square Louvois à Paris, conçue par l’architecte Louis Visconti.

Dans le cadre de la commande royale de la série des Reines de France et Femmes illustres pour le Jardin du Luxembourg à Paris, il réalise une statue de sainte Clotilde.

Dans le registre des arts décoratifs, il fournit certains modèles de pièces pour le grand surtout de table que réalise Claude-Aimé Chenavard pour le duc d’Orléans à partir de 1834, avec les sculpteurs Antoine-Louis Barye et Jean-Jacques Feuchère.

En 1848, Klagmann fut nommé membre du Conseil supérieur de perfectionnement des manufactures des Gobelins, de Beauvais et de Sèvres.

Il séjourne à Londres vers 1851 et, sous le Second Empire, participe au chantier du Nouveau Louvre, aux agrandissements du Palais-Royal et de la Comédie-Française ainsi qu’à la réfection de la fontaine de Léda.

Il n’abandonne pour autant pas son activité d’artiste pour les arts décoratifs, dessinant une épée commandée par la Ville de Paris pour le comte de Paris, un vase de François-Désiré Froment-Meurice offert par la Ville de Paris à l’ingénieur Emmery, et une coupe en ivoire d’Alessandri. Il travaille aussi pour Duponchel (coupe et candélabres avec nymphes et tritons pour l’exposition de 1862) et Christofle (surtout d’Isaac Pereire de 1862, en préparation au moment de sa mort).

Le Chant & la Musique couronnant du théâtre municipal de Toulon est un de ses derniers travaux.

Il est décoré de la croix de la Légion d’honneur en 1853.

Œuvres :

Fontaine Louvois (1844), square Louvois, Paris.

Sculptures

Fontaine Louvois, 1844, ornée de quatre allégories : La Garonne, La Seine, La Loire et La Saône en fonte de fer.

Le Chant et la Musique, 1862, groupe sommital du théâtre municipal de Toulon. Buste de Pétrarque, médailloen plâtre, façade du théâtre d’Avignon.

Buste du roi René, comte de Provence, médaillon en plâtre, façade du théâtre d’Avignon . Les Saintes Femmes au tombeau du Christ, bas-relief en plâtre, église de Mézières-en-Brenne (Indre).

Œuvres décoratives

Surtout de table pour le duc d’Orléans, 1834

Participation en 1840 à la décoration de la seconde Salle Favart à Paris. Coupe et candélabres avec nymphes et tritons, Exposition universelle de 1862 La Porte des Séances et les boiseries de l’hémicycle du Sénat à Paris.

Épée pour le comte de Paris

Repose dans la sépulture :

Victoire Estelle Klagmann, née Barbé, en 1814

Décédée en 1869

Tombe ornée d’un médaillon et de sculptures œuvres d’Aimé Millet

Sources : Wikipédia/Wikimédia Commons

(APPL 2016)