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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs

COROT Jean Baptiste Camille (1796-1875)

24 eme division (6eme ligne, Q, 21)
mercredi 26 avril 2006.
 

Le père de l’impressionnisme

Jean Baptiste Camille Corot est né à Paris le 16 juillet 1796. Son père est marchand de drap, sa mère, d’origine suisse, quant à elle exerce la profession de modiste et tient une boutique de mode réputée.

Le jeune Corot est placé par son père chez un marchand de drap après des études sans grand éclat. Il travaille quelque temps pour obéir à son père, mais le jeune homme a très peu de goût pour le négoce et le commerce.

Il finit par convaincre ses parents de l’inutilité de leurs efforts en ce sens. Afin qu’il puisse s’épanouir dans une carrière de peintre, son père, en 1822, lui verse une pension annuelle, il peut ainsi se consacrer à la peinture.

Il travaille alors avec Achille Michallon, puis avec Jean-Victor Bertin. Ce sont tous deux des paysagistes de tradition classique. Corot fait un séjour en Italie de 1825 à 1828. Il visite Rome, Naples et Venise. Il peint des paysages de la Campagne romaine et s’imprègne de la luminosité des lieux. Deux de ses tableaux de cette époque sont exposés au Salon de 1827.

En 1833, J.B Corot remporte une seconde médaille avec un paysage réalisé en forêt de Fontainebleau. En 1834, il retourne en Italie.

Il passe par Lyon, Marseille et Gênes. Il séjourne en Toscane, à Venise, puis au bord des lacs voisins. Revenu en France, il passe la plupart de son temps à Fontainebleau où il fait des études de paysages.

Ses œuvres sont régulièrement exposées au Salon. Il peint, en 1840, une fuite en Egypte qu’il expose au Salon avec son Petit Berger. En 1842, il effectue le premier de ses nombreux voyages en Suisse.

En 1843, Corot effectue son troisième séjour en Italie, il réside prés de Rome où il fait de nombreux dessins et beaucoup de petites esquisses. Plus tard, il reçoit une commande de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet : un Baptême du Christ. C’est alors un peintre célèbre et reconnu avec une réputation bien assise.

En 1846, il est décoré de la Légion d’Honneur. Il devient membre du jury du Salon en 1848. Il fait de son mieux pour aider les peintres hostiles à l’académisme. Cette prise e position lui confère un prestige et une estime importante auprès de la jeune génération. En France aussi, Corot voyage énormément, tout d’abord de 1827 à 1834, puis après 1850. L’exposition Universelle de 1855 accueille six de ses œuvres, il obtient une médaille. L’Empereur Napoléon III lui achète une toile, aussitôt, effet de mode, ses œuvres sont très demandées.

Vers la fin de sa vie, Corot peint des sujets religieux ainsi que des portraits. Il fait un séjour à Londres en 1862. Il rencontre, la même année Gustave Courbet. Il envoie sept toiles à l’Exposition Universelle de 1867, il obtient une seconde médaille.

Corot est promu la même année officier de la Légion d’Honneur. C’est un homme digne, compatissant, il aide Daumier dans sa vieillesse et recueille la veuve du peintre Millet restée seule et sans ressources.

Selon Charles Baudelaire, l’œuvre de « cet héritier romantique de Watteau est un miracle du cœur et de l’esprit ». Il est communément appelé le « Père de l’impressionnisme ».

Jean-Baptiste Camille Corot s’est éteint le 22 février 1875.

Sa sépulture dans la 24e division est ornée d’un buste en bronze oeuvre de Béguine.

Crédit photo : Félix Nadar- Hugo_photo (APPL 2005)