Navigation







Compositeurs de musique - Musiciens - Virtuoses

PLANQUETTE Robert (1850-1903)

93eme division (1ere ligne, F, 22)
mercredi 26 avril 2006.
 

Les Cloches de Corneville

Robert Planquette est né à Paris le 31 juillet 1850, il est issu d’une vieille famille normande. Formé au Conservatoire, il chante dès sa jeunesse des chansons et des airs d’opéra. Il abandonne bientôt ses études d’harmonie et de contrepoint pour s’adonner à la composition de mélodies et de chants militaires, on lui doit entre autre, Le Régiment de Sambre et Meuse.

Il est doté d’une agréable voix de ténor, il interprète ses chansons dans les Cafés-concerts en s’accompagnant lui-même au piano, notamment à l’Eldorado. Il maîtrise parfaitement cet instrument. Il fait représenter de petites saynètes musicales en un acte. C’est avec Paille d’Avoine, petite opérette en un acte donnée aux Délassements Comiques, qu’il remporte son premier succès.

Il n’a pas encore atteint la trentaine, lorsque Cantin, alors directeur des Folies-Dramatiques, lui propose de mettre en musique un livret de Clairville et Gabet, dont l’argument est tiré d’une vieille légende normande : Les Cloches de Corneville. L’œuvre est représentée pour la première fois le 19 avril 1877. L’accueil est mitigé, le public un peu froid et la critique acerbe. Mais le public est au rendez-vous, et à la fin de l’année, on frôle déjà les 213 représentations. Cela dure encore de nos jours. Robert Planquette est définitivement lancé, mais le succès des Cloches de Corneville ne revient pas tout de suite. Les œuvres suivantes : Le Chevalier Gaston (1879) et surtout les Voltigeurs de la 32e (1880) reprennent la série d’opérettes cocardières chères à cette époque. Il crée Rip, à Londres en 1882 et à Paris aux Folies-Dramatiques deux années plus tard, c’est une réussite totale. Planquette a obtenu par ailleurs de francs succès en Angleterre, non seulement avec les Cloches, mais avec Rip, puis Nell Gwynn (1884), qui devient la Princesse Colombine à sa création à Paris.

Avec la création de Surcouf, c’est une nouvelle date importante pour le compositeur. Sur un livret de Chivot et Duru, c’est un nouveau succès. On considère cette partition comme la plus originale de l’artiste. Puis il enchaîne avec La Cocarde Tricolore (1892), Le Talisman (1893), Panurge (1896) et Mam’zelle Quat Sous en 1897.

En 1903, suite à un refroidissement contracté en sortant d’une répétition des Cloches de Corneville, il s’alite et décède le 28 juillet.

Les Cloches de Corneville - R. Planquette

Crédit photo : Collection particulière et Hugo_Photo (APPL 2005).