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Acteurs - Comédiens - Comédie française - Directeurs de théâtres

HIRSCH Georges (1895-1974)

89eme division
jeudi 17 mars 2016.
 

Directeur de théâtre

Georges Hirsch voit le jour en 1895, à Paris

Décédé en 1974,à Paris

Directeur de théâtre français

Membre de la Résistance

Conseiller municipal de Paris.

Il a été notamment administrateur de l’Opéra de Paris (RTLN) de 1946 à 1951 et de 1956 à 1959.

Il est Conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine, de 1933 à 1940 et de 1944 à 1945 puis de 1959 à 1965, comme socialiste.

Au Conseil municipal de Paris, Georges Hirsch fait face à l’antisémitisme de Darquier de Pellepoix qualifié par Laurent Joly de "champion" des antisémites français entre 1936 et 1939.

Laurent Joly rapporte que : "À la fin de la séance [du Conseil municipal de Paris, le 4 juin 1936], il Darquier de Pellepoix attend dans les vestiaires du Conseil le "sale petit juif" en question, Georges Hirsch, et commet sur lui une agression qui vira rapidement à la rixe entre collègues."

Georges Hirsch n’est pas le seul conseiller municipal de Paris à faire face à l’antisémitisme de Darquier de Pellepoix. Laurent Joly note : "A plusieurs reprises, Darquier s’oppose en sein même du Conseil avec ses collègues israélites sur la définition du "Français".

Tradition réactionnaire contre tradition républicaine. Maurice Hirschovitz, Georges Hirsch, Raphaël Schneid, tous les trois ont un jour ou l’autre affirmé qu’ils étaient, eux "plus français" que lui".

Toujours selon Laurent Joly : "Après son coup d’éclat du 4 juin 1936 contre les Juifs en général et Georges Hirsch en particulier, plus personne n’ignore Darquier de Pellepoix et son aversion pour les Juifs.

Sa réputation de voyou antisémite est désormais établie et il se fera régulièrement remarquer pour ses faits d’armes dans la rue ou dans les bistrots".

Après la Seconde Guerre mondiale, qui lui vaut d’être fait chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la médaille de la Résistance, il succède, en mai 1946, à Maurice Lehmann comme administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux.

Il demeure à ce poste jusqu’en 1951. Son administration est marquée par de multiples et heureuses entreprises : création, en 1949, de Lucifer de Claude Delvincourt et René Dumesnil ; en 1950, de Bolivar de Darius Milhaud, de L’Enlèvement au sérail de Mozart et surtout de l’oratorio de Arthur Honegger et Paul Claudel, Jeanne au bûcher, avec Claude Nollier. Dans le domaine de la chorégraphie, on lui doit également, outre la saison qu’il réserve à Balanchine en 1947, de nombreuses créations et reprises de qualité, telles que la Pavane pour une infante défunte (avec Serge Lifar, qu’il contribue à ramener à l’Opéra), Les Malheurs de Sophie et Petrouchka, en 1948 ; Les Danses du prince Igor en 1949 ; Le Chevalier errant en 1950 ; Blanche-Neige en 1951.

Si la gestion de Georges Hirsch, sur le plan artistique, est sans faille pendant cette période, elle donnera cependant lieu à des critiques sur le plan administratif et financier quand, en 1956, il sera appelé à succéder de nouveau à Maurice Lehmann, à la tête de la Réunion.

Durant cette seconde période, qui se prolonge jusqu’en 1959, l’Opéra, à la tête duquel Georges Hirsch a appelé Emmanuel Bondeville, monte notamment les Dialogues des carmélites de Francis Poulenc, L’Atlantide d’Henri Tomasi, Le Martyre de saint Sébastien de Debussy.

Georges Hirsch préside également la commission de l’Enseignement et des Beaux-Arts du département de la Seine de 1959 à 1965.

Georges Hirsch avait épousé la cantatrice Madeleine Mathieu.

Il est le père de Georges-François Hirsch, également directeur de plusieurs salles parisiennes.

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Repose dans la même sépulture : Jean-François Hirsch (1925-1999) à l’origine du premier service français de neurochirurgie pédiatrique à l’hôpital Necker-Enfants Malades à Paris en 1971.

Sources : Georges Hirsch encyclopédie universalis

Wikipédia (G. Hirsch)

Portrait de G. Hirsch : Studio Harcourt

Autres photos : Wikimédia Commons (P-Y Beaudoin)

(APPL 2016)