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Médecins - Chirurgiens - Hommes de l’Art

HAYEM Georges (1841-1933)

7eme division
mardi 15 mars 2016.
 

Médecin français

Georges Hayem, voit le jour le 24 novembre 1841 à Paris

Décédé le 27 août 1933 dans la même ville

Médecin des hôpitaux de Paris

d’abord spécialiste du système digestif puis considéré comme l’un des pères de l’hématologie,

Professeur à la Faculté de médecine de Paris e

Membre de l’Académie de médecine.

Il est le fils de Flore Abraham (1817-1878) et de Simon Hayem (1811-1895) ; il a pour frères Charles Hayem, Armand Hayem (1845-1890) et Julien Hayem (1847-1932).

Son père, qui avait créé une grande maison de commerce dans le quartier du Sentier, l’encourage à suivre la voie commerciale pour préparer sa succession.

Après ses années de scolarité primaire, il entre au lycée Bonaparte dans le but de poursuivre des études commerciales. Mais il est très rapidement attiré par les sciences : il est reçu Bachelier ès sciences en 1861 et s’inscrit à la Faculté de Médecine.

Major de l’externat, en novembre 1862, il réussit le concours de l’internat en 1863 et il est affecté à Bicêtre.

Le 1er janvier 1865, il entre aux Enfants Malades puis à Lariboisière avant de devenir l’interne puis l’assistant d’Alfred Vulpian à l’Hôpital de la Salpêtrière.

Sa Médaille d’Or de l’internat lui permet d’effectuer deux années supplémentaires dans le service Auguste Ambroise Tardieu.

Il soutient sa thèse de Doctorat en Médecine ayant pour titre Etudes des diverses formes d’encéphalite (Anatomie et physiopathologie), le 15 mai 1868.

En 1872, il est reçu à l’agrégation en soutenant deux thèses : Des bronchites (pathologie générale et classifications) (1869), Des hémorragies intra-rachidiennes (1872).

En 1872, il est admis au Bureau Central des hôpitaux. Après un passage à l’Hôpital de la Charité, où il est suppléant de Jean-Baptiste Bouillaud. Enfin, il obtient le poste de chef de service à l’hôpital Saint-Antoine où il restera trente trois ans. Il dirige la Revue des sciences médicales en France et à l’étranger.

Il est membre de la Société de biologie.

En 1879, à l’âge de 37 ans, il est désigné à la chaire de Thérapeutique et de Matière médicale de la Faculté de médecine de Paris. Pendant 15 ans son enseignement sera fondé sur des recherches expérimentales personnelles et sur des observations cliniques.

Ses travaux sur la transfusion sanguine, en 1881, marquent une étape importante dans l’histoire de cette thérapeutique et le nom de Georges Hayem reste attaché à cette méthode.

C’est avec difficulté qu’il réussit à se voir attribuer un laboratoire d’expérimentation digne de ce nom alors que durant de nombreuses années il mène ses recherches dans des conditions précaires.

En 1879 et 1880, il poursuit à l’École vétérinaire de Maison-Alfort, avec Gustave Barrier, des expériences sur la coagulation sanguine.

En 1893, il obtient la chaire de Clinique Médicale, alors installée à l’Hôpital Necker et il réussit à la faire transférer à Saint-Antoine : « Il attendit plusieurs années les constructions qui en font une clinique modèle, avec ses laboratoires particuliers et son propre amphithéâtre relié aux salles des malades » écrivait Paul Busquet, dans la biographie qu’il lui a consacré.

Le 5 janvier 1886, il est élu membre de l’Académie de médecine à la section de thérapeutique. Le 19 novembre 1911, frappé par la limite d’âge, alors qu’il abandonne son service de Clinique Médicale, ses collègues, ses élèves, ses amis se réunissent à l’amphithéâtre de la Clinique pour lui remettre sa médaille exécutée par Paul Roger-Bloche. En 1917, il devient vice-président de l’Académie puis président l’année suivante.

Il est le premier président et fondateur de la Société Française d’hématologie en 1931.

Il repose dans la 7e division.

Sources : Wikipédia/Wikimédia Commons (2016)

(APPL 2016)