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Compositeurs - Musiciens - Facteurs d’instruments

PLEYEL Ignace Joseph (1757-1831)

13eme division (1ere ligne, W, 20)
vendredi 14 avril 2006.
 

Musicien et facteur de pianos

Ignace Joseph Pleyel est né le 18 juin 1757 à Ruppersthal prés de Vienne. Fils d’instituteur, il suit tout d’abord l’enseignement de Jean-Baptiste Vanhal, compositeur indépendant et professeur de musique dans l’aristocratie. Il peut, en 1772, grâce au comte Ladislaus Erdödy, suivre des études de composition chez Joseph Haydn à Eisenstadt. Il dédie alors, en signe de gratitude, à son maître les Six quatuors à cordes op. 2, In segno di perpetua gratitudine.

Pleyel effectue ensuite bon nombre de voyages de formation, il va jusqu’à Naples. En 1783, Pleyel est nommé directeur de l’école de musique du cardinal de Rohan à Strasbourg, et en 1789, il succède à François-Xavier Richter, maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg. Il se marie en 1787 avec Gabrielle Lefebvre, fille d’un ébéniste alsacien. Son fils et futur successeur Camille Pleyel naît un an plus tard.

Les années qui suivent son installation en France sont fécondes, c’est là qu’il compose la majeure partie de ses œuvres qui se répandent très rapidement dans l’Europe entière. Le grand Mozart est séduit par l’une de ses compositions et écrit une lettre à son père qui se termine par ces mots : « Quel bonheur pour la musique, si Pleyel pouvait nous remplacer Haydn ».

Pleyel est invité à Londres en 1790-91 par les Professional Concerts qui lui offrent des fonctions semblables à celles de Haydn aux Salomon Concerts, manœuvre tentant d’initier une sorte de rivalité entre les deux musiciens. Ses cachets de compositeur lui permettent de quitter Strasbourg en 1795 et d’ouvrir à Paris un magasin de musique et une maison d’édition d’œuvres contemporaines. Il publie ainsi des compositions récentes de Beethoven, Boccherini, Dussek, Méhul, Rossini, Kalkbrenner. Il invente par ailleurs un nouveau format de partition, une première édition « de poche » s’il on peut dire, en 1802. C’est d’ailleurs dans ce format qu’il édite les quatuors de Joseph Haydn, ce qui lui vaut une lettre pleine de reconnaissance du compositeur.

En 1807, Ignace Pleyel fonde sa fabrique de pianos, c’est un excellant pianiste-concertiste ; donc très exigeant sur la qualité musicale des instruments. Il n’hésite pas à les faire tester et essayer par ses amis musiciens, dans son salon de musique de la rue Cadet (ancêtre de la salle Pleyel), grâce à leurs remarques et à son ingéniosité, il réussit avec l’aide de son fils Camille à créer des pianos considérés comme les meilleurs d’Europe. Frédéric Chopin, un ami très proche de Pleyel, souligne avec force et enthousiasme la qualité des pianos Pleyel lors de son premier concert parisien en 1832.

En 1824, Ignace Pleyel cède ses affaires florissantes à son fils Camille et consacre ses dernières années à l’agriculture (sic) dans son domaine de Saint-Prix proche de Montmorency. Il s’éteint à Paris le lundi 14 novembre 1831.

Son fils Camille Pleyel, devient pianiste sous Jan Dussek (1760-1812) ; il reprend la fabrique de pianos en 1825 et la dirige jusqu’à sa mort en mai 1855.

Sa sépulture se trouve dans la division des musiciens. Une plaque a été rajoutée en 1998 comportant la mention : Né à Ruppersthal, Autriche, 1757.

Mme Pleyel

La veuve d’Ignace Pleyel repose elle aussi, dans la 13e division.

Ignaz Pleyel - Concerto pour violon

Crédit photo : Hugo_photo (APPL 2005)