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Théâtre - Arts de la scène

DUCHESNOIS Catherine Joséphine Rafin dite la (1777-1835)

30eme division
lundi 10 avril 2006.
 

L’art et l’expression de la tragédie

Catherine Joséphine Rafin plus connue sous le nom de Duchesnois est née le 5 juin 1777 à Saint-saulve prés de Valenciennes, elle fut une tragédienne célèbre et renommée.

Son père Jean-Jacques exerce l’état d’aubergiste et de marchand de chevaux. Dés 1793, elle est mise en apprentissage et s’installe à Paris, pas pour très longtemps, elle regagne vite Valenciennes où elle est employée comme servante puis comme couturière.

Elle croise le chemin d’une troupe de théâtre amateur, et le 10 janvier 1797, elle fait ses débuts de comédienne. Dès lors, sa voie est toute tracée. Elle repart pour Paris où elle suit, sous la férule de Melle Florence, des cours de déclamation.

Mais elle est desservie par un physique ingrat, ses contemporains avec une certaine exagération la décrivent « laide, hommasse, et vulgaire ». Madame de Montesson la remarque et réussit à la faire engager à l’essai pour cinq mois au Théâtre-Français.

Le 3 août 1802, elle se produit dans Phèdre, c’est un triomphe, elle est si brillante que Bonaparte Premier Consul vient la voir dès le 9. Elle devient alors la partenaire incontournable du grand tragédien Talma ; elle sait déployer de réels talents de tragédienne, et s’allie un public si enthousiaste qu’en novembre 1802 il exige de ses collègues qu’ils la couronne sur scène, ce qu’ils font en faisant grise mine.

Epreuve du relief de la stèle

De cette époque date le début de sa rivalité avec Melle George, aussi belle et coquette qu’elle l’était peu. Mais soutenue par Bonaparte à qui elle accordait ses faveurs, faveurs partagées avec Melle Raucourt bien connue pour ses amours saphiques.

Le plus naturellement du monde, Joséphine prend le parti de la Duchesnois sans ce douter que cette dernière se retrouvera dans le lit de son auguste mari. Elle n’a qu’une brève liaison avec le futur Empereur, vexée par la désinvolture de ce dernier à son égard et à l’égard des femmes en général.

Mais cette courte idylle permet quand même à notre Duchesnois d’être reçue à la Comédie-Française le 17 mars 1804, et ce, en même temps que sa rivale détestée, Melle George.

Mais le départ de Melle George avec le danseur Dupart pour la Russie le 30 avril 1808, laisse le champ libre à l’Impératrice Joséphine qui désormais fait la pluie et le beau temps à la Comédie-Française.

A compter de ce jour et pendant prés de vingt cinq années, elle rabroua et tyrannisa ses camarades et la direction. Elle prend, à l’âge de cinquante-six ans, le 9 janvier 1833, la décision de partir en retraite.

Elle décède deux années seulement après, le 8 février 1835 à Paris.

Son monument au Père-Lachaise fut élevé par la contribution de la famille royale, la Comédie-Française,la ville de Paris et les villes de Lille, Valenciennes, Douai,Dunkerque,Avesnes, Bordeaux, Nantes, ainsi que la Société du Nord.

Sources : Mémoires du théâtre Français et divers (2017)

(APPL 2017)