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Dessinateurs - Illustrateurs - Graveurs - Peintres

DORE Gustave ( 1832-1883)

22eme division
vendredi 28 mars 2008.
 

L’art de l’illustration

Gustave Doré est né à Strasbourg le 6 janvier 1832. Il est le fils d’un ingénieur des Ponts-et-Chaussées. Il commence à dessiner à treize ans ses premières lithographies et à quatorze ans publie son premier album Les Travaux d’Hercule. A quinze ans, Gustave Doré est engagé comme caricaturiste au Journal pour rire de Charles Philipon. Il débute au Salon, la même année, en 1848, avec deux dessins à la plume. A la mort de son père, en 1849, il est déjà célèbre et n’a que seize ans. Il est très proche de sa mère et passe beaucoup de temps avec elle. A partir de 1851, tout en continuant à exposer ses toiles, il réalise quelques sculptures à sujet religieux. Il collabore à diverses revues parmi lesquelles Le Journal pour tous. L’éditeur Joseph Bry, en 1854, publie une édition des œuvres de Rabelais, illustrée de prés d’une centaine de gravures. Cette édition est aujourd’hui très recherchée par les bibliophiles et assez rare en bon état.

Gustave Doré illustre plus de cent-vingt volumes entre 1852 et 1883 qui paraissent non seulement en France, mais aussi en Allemagne, en Angleterre et en Russie. Gustave Doré influence bon nombre d’illustrateurs par la suite. Cet artiste est de plus en plus reconnu, il est à la fois autodidacte et exubérant, c’est aussi un bourreau de travail. Parmi les ouvrages illustrés par Gustave Doré on retient : François Rabelais, Oeuvres (1851), Comtesse de Ségur, Nouveaux contes de fées (1857), H. Taine, Voyage aux Pyrénées (1858), Dante Alighieri, La Divine Comédie (1861), M. de Cervantès, Don quichotte, (1863), Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer (1867), Jean de la Fontaine, Fables (1868), Charles Perrault, Contes (1876), etc.

Mais, c’est dans la peinture qu’il réalise son œuvre maîtresse, Le Christ quittant le prétoire (1867-1872), un grand tableau mesurant six mètres de haut et pas moins de neuf mètres de large. Ce tableau a été restauré de 1998 à 2003 au Musée d’Art Moderne et contemporain de Strasbourg, dans une haute salle qui lui est dédiée et qui est restée ouverte au public le temps de la restauration.

Gustave Doré s’est éteint le 23 janvier 1883 à Paris, dans son hôtel de la rue Saint Dominique.

Crédit photo : Annie_photo et divers (APPL 2005-2006)