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Hommes politiques - Représentants du peuple - Sénateurs - Députés

CHASSAING Henri Blaise (1855-1908)

86eme division (3eme ligne)
vendredi 26 février 2016.
 

Ancien député

Henri Blaise Chassaing voit le jour le 15 décembre 1855 à Paris.

Décédé le 25 avril 1908 à Paris.

Député de la Seine de 1899 à 1902.

ancien vice-président du conseil municipal de Paris

Ses études secondaires terminées, Henri-Blaise Chassaing s’orienta vers la médecine. Reçu docteur en 1879, il se spécialisa dans l’orthopédie. La politique exerçait sur lui un attrait si vif qu’il se mêla bientôt au mouvement autonomiste qui réclamait les libertés municipales pour la ville de Paris.

Il fut élu, en mai 1884, conseiller municipal du quatrième arrondissement (quartier de Saint-Merry) et fit partie du groupe autonomiste radical, Réélu le 8 mai 1887, secrétaire, puis vice-président du Conseil municipal, il fut nommé six fois membre de la Commission du budget.

Rapporteur du budget du Mont-de-Piété, rapporteur du budget du personnel de la préfecture de la Seine, il vota en faveur de la construction du chemin de fer métropolitain, il réclama l’augmentation du budget des bibliothèques populaires.

Il fit campagne en faveur de l’égalité de l’homme et de la femme et préconisa la promulgation d’une loi autorisant la recherche de la paternité.

Anticlérical, il se prononça pour la laïcisation des hôpitaux, pour la diffusion de l’enseignement civique, pour le service militaire des séminaristes, pour la séparation des Eglises et de l’Etat.

Aux élections générales législatives du 22 septembre 1889, il se porta candidat dans la deuxième circonscription du quatrième arrondissement de Paris et fut élu, au premier tour de scrutin.

Inscrit à la Chambre au groupe radical socialiste, il est membre de diverses commissions spéciales (1890). Citons ; sa proposition de loi relative à la suppression de la Préfecture de police ; sa proposition de résolution concernant la nomination d’une Commission de onze membres chargés de répartir, entre diverses autorités, les attributions dévolues au Préfet de police ; ses propositions de loi tendant à : la suppression du monopole de l’ordre des avocats ; l’organisation du vote des électeurs absents de leur commune (1889) ; la diminution des gros traitements (1891) ; la restitution aux conseils généraux de la vérification des pouvoirs de leurs membres ; la création d’une Caisse générale des retraites ; l’interdiction du cumul des mandats électifs (1892).

Aux élections générales des 20 août et 3 septembre 1893, il est réélu, au deuxième tour de scrutin.

Membre de diverses commissions, il s’intéresse aux mêmes questions que sous la législature précédente. Il réclame, en outre ; la suppression des fortifications de Paris et de sa zone militaire (1895) ; la démolition du mur d’enceinte de Paris sur tout le périmètre et la réfection du camp retranché (1898) ; l’organisation de la représentation proportionnelle (1898). Il demande à interpeller le Ministre de l’Intérieur sur les motifs qui l’ont déterminé à proroger à diverses reprises le délai de deux ans accordé provisoirement aux fabricants de conserves alimentaires pour l’écoulement de boîtes reconnues nuisibles à la santé publique (1898).

Aux élections générales des 8 et 22 mai 1898, il est réélu, au deuxième tour de scrutin.

Il est nommé membre de la Commission de l’enseignement (1898). Avec un grand nombre de ses collègues, il signe une proposition de loi ayant pour objet la déclaration d’utilité publique d’un canal maritime de Paris à Rouen (1898).

Il réclame à plusieurs reprises : la diminution du nombre des députés (1901) ; la suppression du scrutin uninominal en faveur du scrutin de liste pour l’élection des députés et diverses modifications à apporter à l’affichage électoral (1901).

Aux élections générales du 27 avril 1902, il est battu par M. Gabriel Failliot, fabricant de papier.

Il se retire alors de la vie politique et meurt prématurément à Paris, six ans plus tard, le 25 avril 1908, à l’âge de 53 ans.

Sources : Biographies des anciens députés - Assemblée nationale

Pierre-Yves beaudoin (Wikimédia Commons)

(APPL 2016)