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MODIGLIANI Amadeo (1884-1920)

96eme division
mercredi 22 mars 2006.
 

Une vie passionnée...

Amadeo Clemente Modigliani est né le 12 juillet 1884 à Livourne. C’est le quatrième enfant d’un homme d’affaires ruiné et d’Eugénie Garsin. Il vit une enfance pauvre et démunie. C’est un enfant maladif, de santé fragile. Vers quatorze ans, son état s’aggrave il subit une attaque de typhoïde suivie deux années plus tard d’une tuberculose. La même année son frère aîné est condamné à six mois de prison pour velléités anarchistes.

En 1902, il s’inscrit à l’école libre du Nu, Scuola libera di Nudo à Florence et l’année suivante à l’Institut des Arts de Venise où il fréquente les bas-fonds. Il déménage à Paris en 1906, la capitale est alors le centre de l’avant-garde dans le Bateau-Lavoir, un phalanstère pour prolétaires de Montmartre. Il est tout d’abord influencé par Henri de Toulouse-Lautrec, il s’inspire également de Paul Cézanne, le cubisme et la période bleue de Pablo Picasso. Il est vite remarqué pour sa vitesse d’exécution, il ne retouche jamais ses tableaux. Ceux qui ont posé pour lui ont déclaré avoir eut leur âme mise à nu.

Il fait un court séjour à Livourne en 1909. Il est malade, usé par la vie dissolue qu’il mène. Il revient à Paris et loue un studio à Montparnasse. Au début, il se considère plus comme un sculpteur que comme un peintre, s’y consacrant surtout après que Paul Guillaume, négociant habile et ambitieux, lui ait présenté Constantin Brancusi. Il découvre l’Art Nègre et cambodgien en visitant le Musée de l’Homme. Ses statues sont très reconnaissables à leurs yeux en amande, la bouche, petite et en cul-de-poule. Les nez sont tordus, et les cous très allongés. Au Salon d’automne de 1912, une série est présentée. Il abandonne la sculpture pour raison de santé, à cause de la poussière dégagée.

Il se lance alors à fond dans la peinture, faisant le portrait des habitués du Montparnasse de l’époque : Diego Rivera, juan Gris, Max Jacob, Blaise Cendrars et Jean Cocteau. Il concurrence en cela Soutine qui comme lui « avait le gosier en pente ». Lorsque qu’éclate la première guerre mondiale, il tente de s’engager dans l’armée, mais sa santé précaire le fait réformer.

Ses amis le surnomment « Modi », il a un charme fou auprès des femmes, Amadéo est magnétique pour la gent féminine. L’homme est beau, l’air ténébreux, nulle ne lui résiste. Il a beaucoup d’aventures jusqu’au moment où Béatrice Hastings entre dans son existence. Pendant prés de deux années, elle demeure sa compagne, elle est son modèle pour plusieurs portraits comme Madame Pompadour. Il est sous l’emprise de l’alcool, dans ces moments là, il est violent, maussade et dépressif. A jeun, il est timide et charmant, c’est un homme gracieux et affable, récitant des vers. Il a une prédilection pour Les Chants de Maldoror de Lautréamont dont il garde un recueil à portée de la main.

En 1917, le sculpteur Chana Orloffa lui présente Jeanne Hébuterne, une jeune et belle étudiante de dix huit ans, modèle occasionnel du peintre Foujita. Ils vivent une intense liaison au grand dame de la famille de la jeune fille qui considère Modigliani comme un débauché et une épave. Elle coupe les vives à la jeune fille. Leurs relations sont très vite orageuses et deviennent célèbres.

Son premier vernissage a lieu le 3 décembre 1917, mais l’exposition est fermée moins de trois heures plus tard pour indécence. Son état de santé s’aggrave brusquement, il doit déménager à Nice avec Jeanne, qui accouche en 1918 d’une fille prénommée également Jeanne. Il retourne à Paris en mai 1919 et s’installe rue de la Grande Chaumière. Sa santé se détériore de plus en plus. Ses voisins n’ayant plus signe de vie depuis plusieurs jours, le trouvent délirant dans son lit tenant la main de Jeanne enceinte de prés de neuf mois. Le médecin ne peut que constater son état désespéré. Il meurt d’une méningite tuberculeuse le 24 janvier 1920. Ses funérailles sont suivies par tous ses amis artistes de Montmartre et de Montparnasse. Jeanne, conduite chez des parents, se donne la mort en se jetant d’une fenêtre au cinquième étage, deux jours après le décès de Modigliani.

Hommage à Amadéo MODIGLIANI...