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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs - Miniaturistes

ISABEY Jean Baptiste (1767-1855)

20eme division (7eme ligne, T, 20)
mercredi 22 mars 2006.
 

le maître de la miniature

Jean Baptiste Isabey voit le jour dans une famille de commerçants à Nancy le 11 avril 1767.

Il apprend ses premiers éléments d’art avec Jean Girardet et Claudot à Nancy. Il vient à Paris en 1785où il travaille avec le peintre miniaturiste François Dumont, il est hébergé par ce dernier.

Ses débuts sont quelque peu difficiles, il doit gagner sa vie en peignant des boutons et en décorant des boîtes. Mais il a la chance de rencontrer le marquis de Sérens qui l’a vu travailler sur des miniatures.

A dix neuf ans, après quelques leçons avec Dumont, peintre miniaturiste de la Reine Marie-Antoinette, il devient l’un des élèves de Jacques Louis David. Il est alors employé à Versailles et se voit confier les portraits des duc d’Angoulême et de Berry.

Séduite par sa maîtrise, la reine lui passe commande, qui sera suivie de bien d’autres. A compter de là et jusqu à son décès en 1855, il travaillera pour tous les souverains de France.

Pendant le Consulat et l’Empire, Joséphine de Beauharnais et Napoléon Bonaparte sont ses mécènes. Il participe à la mise en scène du sacre et de plusieurs cérémonies officielles. Isabey créa des estampes qui s’ajoutent au célèbre tableau de David.

Il ne sera payé de ce travail que par Louis XVIII à la Restauration en 1814. Jean Baptiste Isabey représente en Europe le talent et l’excellence de l’école française de miniaturistes. La qualité de ses ivoires peints à la gouache fait sa réputation.

La perfection et la finesse des encadrements faits bien souvent de métal précieux ou sertis dans des boîtes d’or.

Pendant les Cent-Jours, il reste fidèle à l’Empereur Napoléon, mais, il adhère totalement aux principes de la Restauration. C’est lui qui organise le sacre de Charles X.

La monarchie de juillet le conforta et lui conféra un poste important en lien avec les relations royales. L’Empereur Napoléon III lui accorde une pension, et le fait commandeur de la Légion d’Honneur. C’est couvert d’honneurs qu’il s’éteint à Paris le 18 avril 1855.

Crédit photo : Annie photo et divers (APPL (5-2006)