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Ecrivains - Poétes - Littérateurs

LA HARPE Jean François de (1739-1803)

11eme division
mercredi 22 mars 2006.
 

De Warwick à Virginie

Jean François Delharpe dit de La Harpe est né à Paris le 20 novembre 1739. Il fait de brillantes études au collège d’Harcourt comme boursier puisque orphelin très tôt. Son père était un gentilhomme suisse au service de la France. La Harpe écrit et fait jouer une tragédie, Warwick, en 1763, qui a la chance de plaire à Voltaire. Mais, il connaît quelques échecs qui le conduisent à visiter Voltaire, le grand écrivain résidant alors à Ferney. Il appelle l’auteur de Zadig, Papa..... Fréron, le rédacteur de l’année Littéraire, appelle La Harpe, Bébé....

Voltaire le reçoit très aimablement et fort amicalement. Il lui donne un excellant conseil : il faut qu’il se consacre à la critique littéraire. Ce conseil est suivi par La Harpe dès son retour à Paris en 1768. Il s’occupe des lettres au Mercure et acquiert très vite une redoutable audience auprès des érudits, malgré son sectarisme. Il est reçu à l’Académie Française en 1776. Son démon d’écrire pour le théâtre le reprend mais ses tragédies n’obtiennent qu’un succès d’estime.

A partir de 1786, La Harpe donne un cours de littérature au Lycée que vient de fonder Pilâtre de Rozier, il est suivi par toute la haute société parisienne. Ses nombreuses interventions seront publiées entre 1799 et 1805 sous le titre, Le Lycée au cours de littérature ancienne et modernece sera son oeuvre maîtresse. Dès le début de la Révolution, il se déclare chaud partisan du changement. Mais en avril 1794, il est tout de même arrêté. Il sort de prison après le 9 thermidor complètement changé : il est devenu dévot et monarchiste. Il reprend alors ses cours au Lycée, mais proscrit après le coup d’état du 18 fructidor, il est contraint de se réfugier à Corbeil. Il revient à Paris après le 18 brumaire et provoque un scandale en publiant en 1801 La Correspondance littéraire, un recueil de lettres qu’il avait écrites au grand-duc Paul de Russie (futur tzar Paul Ier) où il émettait des jugements sévères sur certains de ses contemporains. La Harpe est décédé à Paris le 11 février 1803. D’abord inhumé au cimetière de Vaugirard, il repose dans le bosquet Delille dans l’enclos funéraire de ce dernier (propriété de l’Académie Française).