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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs

GROS Antoine Jean baron (1771-1835)

25eme division (2eme ligne, P, 21)
samedi 18 mars 2006.
 

Le peintre des batailles

Antoine Jean Gros, baron et peintre des batailles est né à Paris en 1771. Il est le fils d’un peintre miniaturiste, le jeune garçon fréquente très tôt les artistes, il développe ainsi ses dons précoces.

Il entre dans l’atelier de Louis David en 1785 et deux ans plus tard, il est admis à l’école de l’Académie de Peinture. Il concourt sans succès pour le Prix de Rome en 1792, avec son Antiochus voulant contraindre Eléazar à manger un met impur.

L’année suivante, grâce à David, il obtient un passeport pour l’Italie. Il visite au passage le Midi de la France. Il visite également Florence et se fixe à Gênes. Gros fait la connaissance de Joséphine en 1796, venue rejoindre Bonaparte commandant en chef de l’Armée d’Italie.

La future Impératrice le présente à Napoléon qui l’affecte alors à la Commission chargée de trouver des objets d’art que les états italiens vaincus doivent à la France au titre de tribut de guerre.

Il parcourt alors l’Italie à la recherche des œuvres destinées à enrichir les collections du Louvre. Il dessine d’après l’Antique, copie les grands maîtres italiens, étudie Rubens. Gros peint des portraits, à Milan celui de Bonaparte à Arcole (musée de Versailles). Il illustre Young et Ossian ou évoque Sapho à Leucate (salon de 1801).

De par ses fonctions, Gros est initié à la vie militaire, ce qui le forme à devenir l’interprète des hauts faits glorieux du Consulat et de l’Empire. Il rentre à Paris en octobre 1800, Bonaparte lui commande Les Pestiférés de Jaffa (musée du Louvre, voir photo) toile accueillie triomphalement au Salon de 1806.

Durant les années qui vont suivre, Gros se consacre à de grandes compositions dont rêve l’Empereur des français : La bataille d’Aboukir, exposée au Salon de 1806 (musée de Versailles), le Champ de bataille d’Eylau, Salon de 1808 (musée du Louvre), La Prise de Madrid, la bataille des Pyramides, salon de 1810 (musée de Versailles).

En 1811, Gros reçoit la commande de la décoration de la coupole du Panthéon, il n’achèvera ce travail qu’en 1824, il est obligé de modifier son programme pour plaire au Roi Louis XVIII.

A la Restauration, il devient portraitiste du Roi et entre à l’Académie des Beaux arts. Là, il se heurte à l’influence d’Ingres. Le retour des Bourbons marque l’apogée de sa carrière, il perd aussi son inspiration épique. Le Roi Charles X le fait baron, mais l’artiste est sur le déclin. Au Salon de 1822, la presse le critique vertement pour ses œuvres allégoriques, passées de mode.

Gros est bientôt condamné par le courant romantique et les classiques. Il subit un échec cinglant avec son Hercule et Diomède en 1835 (musée de Toulouse), c’est peut être ce qui le conduit au suicide, le 26 juillet 1835, il se noie dans la Seine au Bas-Meudon. Ce jour là disparaît le peintre qui avec David, à le plus influencé les doctrines et les pratiques des artistes du XIXe siècle.

Son tombeau, orné d’un buste en marbre oeuvre de Debay, est trés souvent fleuri, il y a quelques années, des inscriptions étaient souvent marquées sur le flanc du monument.

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)