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Hommes politiques - Ministres - Représentants du peuple

LEMERCIER Augustin Louis, comte (1787-1864)

39eme division (1ere ligne, N, 33)
samedi 20 février 2016.
 

Pair de France et sénateur

Augustin Louis Lemercier voit le jour le 22 février 1787 à Saintes (Charente-Inférieure)

Décédé le 4 mai 1864 à Paris

Pair de France, député, sénateur

Député de 1827 à 1842, pair de France, sénateur du second Empire, né à Saintes (Charente-inférieure) le 22 février 1787, mort à Paris le 4 mai 1864, fils de Louis Nicolas Lemercier qui fut député en 1789 et de dame Marie Pannetier, il entra à l’Ecole militaire de Fontainebleau, servit dans les pages de Napoléon Ier et fut nommé lieutenant au 9e chasseurs à cheval.

Capitaine au 8e hussards après Iéna, puis chef d’escadron commandant une compagnie des chasseurs à cheval de la garde impériale, il fit les campagnes de 1809 sur le Danube, de 1812 en Russie, de 1813 en Saxe, de 1814 en France et fut licencié après Waterloo. Pendant quelques années, il se tint éloigné de la vie publique.

Elu, le 17 novembre 1827, député du 3e arrondissement électoral de l’Orne, il siégea dans l’opposition, et fut réélu, le 23 juin 1830.

Il signa l’adresse des 221, et, partisan de la monarchie de juillet, fut successivement réélu député dans le même collège, le 5 juillet 1831 ; le 21 juin 1834, le 4 novembre 1837, le 2 mars 1839.

Appartenant au parti de la cour, il soutint constamment la politique ministérielle et vota pour la dotation du duc de Nemours, contre l’adjonction des capacités et contre les incompatibilités.

Il échoua aux élections du 9 juillet 1842.

Le roi le nomma pair de France, le 9 juillet 1845 ; il était colonel de la 10e légion de la garde nationale de Paris, depuis 1830 et conseiller général de l’Orne.

Après la révolution de 1848 qui l’avait rendu à la vie privée, il se rallia à la politique du prince Louis-napoléon qui le fit entrer dans la Commission consultative créée après le coup d’Etat de décembre, et le nomma membre du Sénat, le 26 janvier 1852.

Commandeur de la Légion d’honneur et médaillé de Sainte-Hélène, il se mêla peu aux débats de la haute assemblée et se contenta d’y soutenir de ses votes le gouvernement impérial.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)

Wiki Commons Pierre-Yves Beaudoin (APPL 2016)