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L’ÉPHÉMÉRIDE DU PÈRE LACHAISE (10 février)

j. Décès de Marie-Anne Paulze, de LAVOISIER (1758-1836)

13eme division
mercredi 10 février 2016.
 

10 février 1836.

Mort à Paris de Marie-Anne Pierrette Paulze LAVOISIER, comtesse de Rumford. Marie-Anne Paulze fut l’épouse et collaboratrice du chimiste Antoine Lavoisier .

Elle repose dans la 13ème division sous une imposante colonne.

Marie-Anne est la fille du fermier général Jacques-Alexis Paulze, alors directeur de la Régie des Tabacs où exerce Antoine Lavoisier lorsqu’ils se marient : Marie-Anne n’a alors que treize ans. Elle échappe ainsi à un mariage arrangé par son grand-oncle, l’abbé Terray, avec un homme de 50 ans. Instruite au couvent, elle va très vite s’intéresser aux travaux de son époux. Elle prend des notes pendant les expériences, confectionne des croquis des appareils et des montages.

C’est elle qui établit les planches du Traité élémentaire de chimie. C’est encore elle qui traduit en français pour son mari les livres de chimie anglais et qui publie en 1788 une traduction d’un ouvrage de Kirwan sur le phlogistique, y joignant une réfutation.

Elle fut aussi l’élève privée du peinte David, dont le portrait du couple se trouve au Metropolitan Museum de New York.

Aimant les mondanités, Madame Lavoisier organise toutes les semaines des réceptions dans lesquelles savants français et étrangers viennent discuter des idées nouvelles. En octobre 1774, s’y rend le célèbre chimiste anglais Joseph Priestley : la rencontre va fortement marquer Lavoisier pour la suite de ses recherches.

Le 8 mai 1794, son père et son mari, ainsi qu’une trentaine de fermiers généraux, sont exécutés sur l’échafaud.

A la mort de son mari, Madame Lavoisier traverse une période difficile : emprisonnée, elle a du mal à récupérer sa fortune. Malgré les obstacles financiers, elle organise la publication des ses mémoires de Lavoisier.

Elle épouse en 1805 un savant américain, Benjamin Thompson, comte de Rumford. Une clause expresse du contrat stipule qu’elle gardera le nom de Lavoisier.

La seconde union de Mme Lavoisier n’est pas heureuse, une séparation amiable (1809) précédant une séparation de corps (1811).

Son salon continuera à être couru jusqu’à la fin de ses jours.

Source principale : « Lavoisier - Le chimiste français » par Yves Zarka.