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L’ÉPHÉMÉRIDE DU PÈRE LACHAISE (8 février)

h. Manifestation du 8 février 1962, 9 morts au métro Charonne

97eme division (en bordure de l’avenue)
lundi 8 février 2016.
 

J’ai une pensée particulière pour Daniel FERY, la plus jeune victime, apprenti imprimeur...

En ce début 1962, j’étais moi même apprenti dans une imprimerie parisienne rue des Gobelins...

Par la suite, le nom de Daniel FERY fut donné à une importante imprimerie du groupe DEL DUCA.

Un collège de Limeil-Brévannes et une maison des jeunes portent son nom.

R. D.F.

Manifestation pour la paix en Algérie

L’affaire de la station de métro Charonne est une affaire de violence policière qui a eu lieu le 8 février 1962, dans la station de métro Charonne à Paris, à l’encontre de personnes manifestant contre l’OAS et la guerre d’Algérie.

Étant donné le contexte des plus tendus et l’état d’urgence décrété en avril 1961 après le putsch d’Alger, la manifestation, initiée par le Parti communiste français et d’autres organisations de gauche, avait en effet été interdite, et le préfet de police de Paris, Maurice Papon, avait donné l’ordre de la réprimer, avec l’accord du ministre de l’Intérieur, Roger Frey, et du président de la République, Charles de Gaulle.

Parmi les manifestants qui essaient de se réfugier dans la bouche de la station de métro, huit personnes trouvent la mort, étouffées ou à cause de fractures du crâne, ainsi qu’une neuvième à l’hôpital, des suites de ses blessures.

Les victimes

Jean-Pierre Bernard, 30 ans, dessinateur

Fanny Dewerpe27, 31 ans, secrétaire

Daniel Féry, 16 ans, apprenti

Anne-Claude Godeau, 24 ans, employée PTT

Édouard Lemarchand, 41 ans, menuisier

Suzanne Martorell, 36 ans, employée à L’Humanité

Hippolyte Pina, 58 ans, maçon

Raymond Wintgens, 44 ans, typographe

Les 8 premiers reposent au Père Lachaise (97e division)

Maurice Pochard (décédé à l’hôpital), 48 ans

Repose au cimetière d’Asnières.

L’affaire du métro Charonne