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L’ÉPHÉMÉRIDE DU PÈRE LACHAISE (31 janvier)

y. BERTHEMY Pierre Augustin (1788-1855)

28eme division
dimanche 31 janvier 2016.
 

31 janvier 1855.

Mort de Pierre-Augustin BERTHEMY, chevalier de l’Empire et général.

Sa vie a été particulièrement riche en péripéties, l’homme se trouvant à plusieurs reprises aux premières loges de l’histoire impériale :aide de camp du général d’Hautpoul, l’un des plus fameux cavaliers de la Grande-Armée ; officier d’ordonnance de Napoléon ; attaché à la personne du général Savary lors de son ambassade à Saint-Petersbourg ; gouverneur du palais des princes d’Espagne ; aide de camp du maréchal Murat (roi de Naples) ; en mission auprès du lieutenant-général russe Koutousov lors de la Campagne de Russie ; et pour finir, général à titre napolitain.

Il y a pourtant plus extraordinaire dans la vie de cet « étrange personnage », ainsi que le qualifie l’historien Frédéric Masson : ce sont ces péripéties qui ont dureront plus d’un an et qui le conduiront de Majorque à Alger... Le maréchal Murat lui confie à partir du 17 mai 1808 une mission aux Baléares. Cette mission de tous les dangers, il l’affrontera avec le scientifique François Arago.

Berthemy se trouve emprisonné jusqu’au 28 juillet au château de Bellver par la junte de Gérone, hostile à Napoléon, puis obtient de se rendre à Alger qu’il rejoint le 1er août. Il en repart le 8 août sur un navire marchand barbaresque qui est intercepté dans le golfe de Roses le 14 août par un corsaire catalan armé. Il est jeté à nouveau dans les geôles espagnoles où il subit maintes privations et vols de ses biens.

Berthemy est libéré le 25 novembre et s’embarque sur un navire pour Marseille. Mais deux tempêtes consécutives rejetèrent son navire vers les côtes de Sardaigne, puis d’Afrique. Il débarque à Bougie le 5 décembre et se déguisant en turc, rejoint Alger le 15 décembre.

Il est confronté à une situation politique tendue suite à l’assassinat de l’ancien dey d’Alger, lorsqu’en janvier 1809, le nouveau dey décréta que tous les français présents seraient considérés comme prisonniers de guerre et astreints à résidence dans Alger.

Le 21 juin, le dey revint sur cette décision et autorisa le départ d’une quarantaine de français vers la France.

En vue des côtes de Provence, le 1er juillet, le navire algérien fut arraisonné par une frégate anglaise qui l’obligea à se diriger vers Mahon sous prétexte du blocus anglais.

Le capitaine algérien réussit à échapper, à la faveur de la nuit, à la surveillance anglaise et débarqua ses passagers sur l’île de Pomègues.

À partir du 2 juillet, Berthemy dut subir une quarantaine au lazaret de Marseille. Ce n’est que le 20 septembre 1809 qu’il put se présenter au général Duroc qui le présenta à Napoléon qui lui fit part de son estime et le récompensa en le nommant à un poste de confiance.

Sources : Berthemy

Crédit photo : Pierre-Yves Beaudouin