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L’ÉPHÉMÉRIDE DU PÈRE LACHAISE (28 janvier)

x. Naissance de Gabrielle Sidonie COLETTE (1873-1954)

4eme division
jeudi 28 janvier 2016.
 

Le 28 janvier 1873.

Naissance de Sidonie-Gabrielle Colette dite Colette, célèbre romancière française.

Choisissant comme nom de plume « Colette », elle rencontre Henry Gauthier-Villars, surnommé « Willy », avec qui elle se marie en 1893. Critique musical très influent et auteur de romans populaires, Willy introduit Colette dans les cercles littéraires et musicaux de la capitale où la jeune femme fait sensation grâce à l’accent rocailleux de sa Bourgogne natale.

Conscient très tôt des dons d’écriture de sa jeune épouse, Willy l’utilise comme nègre littéraire. Puis dès 1895, il l’engage à écrire ses souvenirs d’école, qu’il signe de son seul nom. Ces souvenirs sont alors déclinés en une série littéraire comprenant « Claudine à l’école », bientôt suivi de « La Maison de Claudine », « Claudine à Paris » ou bien encore « Claudine en ménage ».

En 1905, se libérant de la tutelle de son mari, elle publie, sous son nom, son premier livre « Sept dialogues de bêtes ».

Un an après, Willy et Colette se séparent. Colette se mariera encore deux fois, et connaitra également de nombreuses aventures, dont plusieurs féminines.

Outre ses talents littéraires, Colette débute en parallèle une carrière de music-hall, de 1906 à 1912, où elle se met en scène dans des tenues légères, qui font scandale. Durant cette période, Colette continue à écrire et sort en 1910 « La Vagabonde ».

En 1912, elle délaisse le music hall pour se consacrer au journal « Le matin », dont son second mari est rédacteur en chef. A la fin de la guerre, elle en devient la directrice littéraire.

La consécration littéraire pour Colette arrive bien plus tard, et c’est après la Seconde Guerre Mondiale, en 1945, qu’elle est élue à l’unanimité membre de l’Académie Goncourt. Elle en devient la présidente en 1949.

Un an avant, ses « Œuvres complètes » sont publiées en quinze volumes par la maison d’édition « Le Fleuron », créée par Maurice Goudeket, son troisième et dernier mari. Promue officier de la Légion d’honneur en 1953, Colette est alors à l’apogée de sa gloire et de son talent.

Elle meurt en 1954, à Paris.

Malgré sa réputation sulfureuse et le refus de l’Eglise catholique de lui consacrer un enterrement religieux, Colette est la première femme à s’être vu accordée des obsèques nationales par la République. Elle est aujourd’hui enterrée au cimetière du Père-Lachaise.

Sources : Musée Carnavalet (APPL 2016)

"Colette avec un chien", photographie de Walter Limot (1902-1984). Paris, musée Carnavalet.