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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs

INGRES Jean Auguste Dominique (1780-1867)

23eme division (7eme ligne, Q, 18)
jeudi 9 mars 2006.
 

Le précurseur du réalisme

Jean Auguste Dominique Ingres est né à Montauban le 29 août 1780.

Son père artiste, est sculpteur et musicien. Il enseigne très tôt à son petit garçon à dessiner et à jouer du violon. Ses leçons portent très vite leurs fruits, l’enfant est très éveillé et attentif.

Jean Dominique à neuf ans exécute déjà des croquis qu’i signait et datait. Il a juste treize ans quand il reçoit le premier prix de dessin à l’Académie de Toulouse.

Il a seize ans quand il reçoit le premier prix de composition. Dans le même temps, il se perfectionne en violon, il joue pendant deux années en qualité de second violoniste dans l’orchestre de Toulouse. Il entre à l’Académie de Toulouse en 1791.

J. D. Ingres par Nadar

A partir de 1797, il est l’élève de Louis David, il remporte en 1800, un second Grand Prix de peinture. Et en 1801, le premier Grand Prix avec le sujet : Les Ambassadeurs d’Agamemnon et des principaux de l’armée des grecs, précédés des Hérauts arrivent dans la tente d’Achille pour le prier de combattre (Paris, Ecole des Beaux arts).

Il est envoyé en Italie à la Villa Médicis comme pensionnaire de 1806 à 1811. Il y reste quatre années. Il est passionné par les tableaux de Raphaël et les trésors de l’art classique. Ingres est ébloui par la découverte de la ville éternelle. L’Académie lui réclame les travaux obligatoires, qu’i se fait un devoir d’envoyer en France : Œdipe et le Sphinx (1808, musée du Louvre), La Baigneuse dite de « Valpinçon » (1808, musée du Louvre). Jupiter et Thétis (1811, musée d’Aix en Provence) sévèrement jugés par la classe des Beaux-Arts de l’Institut qui y voit, non sans raison, une transposition des leçons de David.

Ne souhaitant pas revenir en France, il s’installe à Florence en 1820. Durant cette période, on lui doit : Jésus remettant les clefs du Paradis à Saint Pierre (Musée de Montauban), Le Portrait du comte Gouriev (1821, musée de l’Ermitage, Saint Pétersbourg) et Le Vœu de Louis XIII, commande du gouvernement français. Au salon de 1824, ce tableau connaît un succès extraordinaire. Enfin reconnu et triomphant, Ingres est élu à l’Institut comme successeur de Vivant Denon. Désormais il est célèbre et fonde un atelier. Il est nommé professeur à l’Ecole des Beaux-Arts le 30 décembre 1829.

Il songe à une grande composition, à laquelle il travaille sept ans, Le Martyre de Saint Sébastien. Il présente ce tableau au salon de 1834, mais l’accueil est médiocre et l’œuvre fait l’objet de jugements hostiles. Ingres, déçu, accepte le poste de directeur de la Villa Médicis. Il reste à ce poste de 1835 à 1841. Il revient à Paris en 1841, il est protégé par le duc d’Orléans. Les dernières toiles d’Ingres sont : La Vénus d’Anadyomène (1848, musée de Chantilly), La Vierge à l’hostie (1854, musée d’Orsay), Le Bain turc (1852, musée du Louvre) Ces œuvres sont considérées comme les œuvres modèles du peintre. Ingres est le précurseur du réalisme en peinture, considéré comme tel par Charles Beaudelaire, le rapprochant de Courbet et soulignant son naturalisme.

Ingres meurt à 86 ans le 14 janvier 1867, des suites d’une pneumonie. Il est inhumé le 17 janvier au Père-Lachaise dans la 23ème division.

Sa stèle est l’œuvre de Baltard, son ami et architecte des Halles. Jean-Marie Bonnassieux est l’auteur du buste.

Ses deux épouses reposent près de lui. Il lègue son atelier à la ville de Montauban.

Légendes :

photo 1 : autoportrait

photo 2 : autoportrait

photo 3 : Mme de Senonnes, portrait

photo 4 : Caroline Rivière, portrait

Photo 5 : Annie_photos (APPL 2008)