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FRANTZ Nicolas Jacques (1787-1868)

60eme division (6e ligne, AI, 9)
dimanche 24 janvier 2016.
 

Avocat et militaire français

FRANTZ (nicolas-jacques).

En nous livrant à des recherches minutieuses pour rendre complètes les notices biographiques consacrées à de hautes célébrités militaires , nous sommes souvent surpris de trouver de nobles dévouemens à la patrie, des traits de brillant courage laissés dans l’oubli et méconnus. C’est pour nous un devoir de les remettre en lumière, et ce devoir, nous le remplirons toujours avec empressement lorsqu’il s’agira de vieux soldats à l’égard desquels les divers gouvernemens qui se sont succédé en France depuis 1815 se sont montrés cruels ou ingrats.

C’est ainsi qu’en étudiant la gigantesque épopée des Cent-Jours nous n’avons pu nous empêcher d’arrêter notre attention sur le capitaine Frantz, dont la conduite fut à cette époque si noble et si patriotique, et lui mérita d’être associé aux persécutions qui furent le partage du général Vaudoncourt, ce chef intrépide des fédérés de la Moselle (voir sa notice, tom. II, 2e partie, page 232).

Né le 25 juillet 1787, d’unedes plus riches et des plus respectables familles de Sarrelouis, M. Nicolas-Jacques Frantz alla en 1811, après avoir fait son droit à Strasbourg s’établir avocat à la cour de Metz, où, outre cet état honorable et lucratif, il jouissait de plus de 10,000 francs de revenu de ses biensfonds.

Dès 1809, lorsque les Anglais débarquèrent à Flessingue et menacèrent Anvers, M. de Vaublanc, alors préfet de la Moselle, arma et mobilisa en huit jours de temps, sous les ordres du prince de Ponle-Corvo, 25,000 hommes de garde nationale, qu’il fit partir en poste pour la Belgique.

Le jeune Frantz organisa dans ce moment un bataillon fort de 1,600 hommes dans les cantons de Sarrelouis, de Tholey et de Relling, le conduisit à Metz, d’où il partit le lendemain pour Anvers.

En 1814, lors de la première invasion, il forma à ses frais une compagnie de partisans forte de quarante-quatre hommes ; cette compagnie, dans laquelle se trouvaient cinq sabres et vingt-huit croix d’honneur, fit à l’ennemi tout le mal qu’on pouvait lui faire.

Décédé en 1868, Nicolas Jacques Frantz repose dans la 60e division.

Sources : Répertoire des personnalités militaires et patriotes oubliés. 1874)