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FARCY Jean Georges (1800-1830)

5eme division (1ere ligne, Y, 28)
jeudi 9 mars 2006.
 

Poète et philosophe

victime des 3 Glorieuses

Poète et philosophe, Jean Georges Farcy est né à Paris, le 20 novembre 1800. On sait peu de chose de sa prime enfance. Il fait ses études à Louis le Grand, puis à l’Ecole Normale (1819), il a pour professeur Victor Cousin qu’il continue à fréquenter après 1822, et de Théodore Jouffroy.

Il est le camarade de promotion d’Hachette, de Louis Quicherat, et d’Eugène Géruzez (1799-1865) qui deviendra un de ses meilleurs amis. Il est exclu de l’Université alors qu’il est en troisième et dernière année de l’Ecole, lors de la suppression de l’Ecole Normale considérée comme foyer d’agitation libérale (Ordonnance Corbière du 6 septembre 1822).

Comme beaucoup de ses professeurs ou de ses condisciples qui viennent de perdre ainsi leur fonction, il se fait engager comme précepteur. Mme Narychkine lui offre le poste pour s’occuper de son fils ainé (de 1823 à 1826), après cette date, c’est Théodore Jouffroy qui le remplace pour ce préceptorat.

En 1823, Farcy fait paraître à Paris une traduction des Mémoires sur le règne de Charles Ier, de Philip Warwick. On lui doit aussi de l’Origine et du progrès de la philosophie en France (1826) ainsi qu’un Aperçu philosophique des connaissances humaines au XIXe siècle (1827). Ces deux derniers ouvrages sont généralement attribués à François Charles Farcy.

Royer-Collard relaie en France la philosophie écossaise professée à Edimbourg, afin de mettre au point un cours de philosophie moderne à la Sorbonne. Elle devient pour quelque temps une philosophie à la mode. J.G. Farcy participe à la traduction des Eléments de philosophie de l’esprit humain de Dugald Stewart (1753-1828).

Alors que les deux premiers volumes ont été traduits de l’anglais en français par Pierre Prévost en 1808, le troisième volume est traduit par Farcy en 1825. Lorsqu’il songe avec Pierre Leroux (1797-1871) et l’imprimeur Lachevardière de créer le journal littéraire Le Globe, Paul François Dubois (1793-1874) pense à Farcy comme journaliste, ce dernier accepte et commence à publier des articles dès 1824.

Le premier numéro sort le 15 septembre 1824. En 1826, il part pour l’Italie où il demeure jusqu’à fin 1827. Il va ensuite en Angleterre, puis voyage au Brésil avec l’ancien éditeur Jacques Coste, des Tablettes universelles, répertoire des évènements, des nouvelles. Revenu en France au début août 1929, il s’installe à Paris. Il publie des contre-rendus d’ouvrages dans Le Globe (1829-1830).

Il enseigne ensuite la philosophie à l’Institution Morin, à Fontenay aux Roses.

Le 26 juillet 1830, le Roi Charles X publie ses quatre ordonnances sous le ministère Polignac : suppression de la liberté de la presse, dissolution de la Chambre, modification du mode d’élection, convocation de nouvelles élections. Farcy participe au soulèvement populaire des « Trois Glorieuses » des 27, 28 et 29 juillet 1830. Il est au nombre des insurgés qui dans l’après midi du 29 juillet attaquent les Tuileries, il est tué l’un des premiers au coin de la rue de Rohan et de Montpensier.

Le lendemain, Le Globe annonça la nouvelle ainsi : "Le Globe vient de payer à la Patrie sa dette de sang " (Goblot). Un an après sa mort, une cérémonie intime réunit ses amis, à cette occasion, Sainte-Beuve prononce un discours qui servira de préface aux Reliquiae, ouvrage posthume de Jean Georges Farcy, rassemblant articles et poèmes ( Jean-Georges Farcy, Reliquiae, Paris chez L. Hachette, 1831).