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L’ÉPHÉMÉRIDE DU PÈRE LACHAISE

A. Création par Etienne PARISET (1770-1847) de la S.P.A

27eme division
jeudi 3 décembre 2015.
 

2 décembre 1845.


-  Affiche de Léon Carré éditée en 1904 -

Le docteur Étienne PARISET (27ème division), ému par les mauvaises conditions de vie des animaux du Jardin des Plantes à Paris et les mauvais traitements infligés par les cochers à leurs chevaux, crée la Société protectrice des animaux (S.P.A.).

Le 7 novembre 1842 l’Académie de Sciences nomma PARISET Académicien libre à la section de zoologie, au fauteuil du chimiste PELLETIER, le découvreur de la quinine. Son action la plus notable au sein de cette Académie fut la création de la Société Protectrice des Animaux.

Le 16 novembre 1845, lors d’une cérémonie en l’honneur de BICHAT, les docteurs DUMONT de MONTEUX, PARISOT de CASSEL et PARISET décidèrent de se réunir rapidement entre amis afin de définir la conduite à tenir pour mettre fin aux cruautés envers les animaux.

Quelques jours plus tard, le 2 décembre, ils se retrouvèrent 4, cité Trévise à Paris et d’un commun accord se prononcèrent pour la création immédiate d’une Société Protectrice des Animaux sur le modèle de celles qui existaient au Royaume Uni depuis 1824 et en Allemagne depuis 1839.

Le même jour, le docteur Etienne PARISET fut désigné en qualité de président de la société en formation.

Deux ans après la mort de PARISET, le général DELMAS de GRAMMONT déposera une loi pour la protection des animaux. Son image éclipsera celle du docteur PARISET et il sera considéré comme le fondateur de la S.P.A malgré les protestations énergiques du docteur DUMONT de MONTEUX qui refusa d’apporter sa contribution à l’érection d’un buste à la mémoire posthume du général dans la salle de réunion de l’association.

PARISET concrétisait avec cette association, son vœu d’améliorer le sort des animaux de laboratoire.

Dans ses annotations aux œuvres de César LEGALLOIS, il critique les expériences de MAGENDIE qui pensait, en théoricien du vitalisme, qu’on pouvait ranimer l’énergie vitale d’un lapin, préalablement décérébré par un vif coup du lapin, en électrifiant son cerveau avec du fluide voltaïque. MAGENDIE prétendit ressusciter quelques animaux, au besoin en leur crevant les yeux avec ses électrodes pour assurer une meilleure conduction du fluide voltaïque en se branchant directement sur les nerfs optiques.

Il ne dénombre pas de cas de paralysie parmi les ressuscités, seulement quelques aveugles. Une question éthique se posait alors : peut-on ressusciter un lapin au risque de le rendre infirme ?

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